Horaires

mardi - mercredi - vendredi - samedi

de 10h à 18h (en continu)

Le jeudi

  • de 14h à 18h du 1er octobre au 31 mars
  • de 14h à 20h du 1er avril au 30 septembre

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Espace América

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Un centre documentaire sur les Arts et les Cultures de l’Amérique Latine.

 

Littérature contemporaine (en espagnol et en français)

Films de fiction ou documentaires 

Musique 

Livres d’art contemporain (en espagnol)

Cartes, revues ...

 

Trois publications permettent de découvrir ce fonds exceptionnel :

 

Note Latine, publiée sur le site de la médiathèque et archivée sur le blog l'Ouvre-Muraille, propose des notes de lecture sur la littérature latino-américaine traduite en français.

 

Criminales, publiée sur le site de la médiathèque et archivée sur le blog Apuntes delictivos, propose des notes de lecture sur la collection "crimen y literatura" du fonds América.

 

Chronique de l'Ame, bulletin documentaire trimestriel qui propose des parcours de découverte du fonds América, à consulter sur place...et à emporter si on le souhaite.

 

Tout au long de l'année des animations, en entrée libre, sont organisées pour connaître la richesse culturelle de l'Amérique Latine : club de lectores, projections, cycle cinéma  Doc Latino en été, exposition, rencontres...

L'Espace América est à la disposition des enseignants pour toute activité pédagogique.

Emprunts avec la carte d’adhérent à la médiathèque. Prêt inter-bibliothèques.

 

Programme Animation América Mars-Avril 2017

 Parcours documentaire

De mars à mai 2017

Amérique coloniale

La période coloniale de l'Amérique Latine est une période fondamentale de l'histoire du continent. Les Chroniques de l'Ame vous proposent de découvrir les documents du fonds América qui permettent de mieux appréhender cette longue histoire qui va du XVIe siècle au XIXe siècle. 

 

Ciné du Vendredi

Vendredi 3 mars 2017, 15h30, Auditorium

Medianeras de Gustavo Taretto (VOST-1h31mn)

Martin est phobique mais se soigne. Petit à petit, il parvient à sortir de son isolement, de son studio et de sa réalité virtuelle. Il est web-designer. Mariana sort d'une relation longue. Elle est perdue et confuse, à l'image du désordre qui règne dans son appartement. Martin et Mariana vivent dans la même rue, dans des immeubles l'un en face de l'autre mais ne se sont jamais rencontrés. Ils fréquentent les mêmes endroits mais ne se remarquent pas. Comment peuvent-ils se rencontrer dans une ville de trois millions d'habitants? Ce qui les sépare les rassemble...

 

Club de lectores

Mardi 14 mars 2017, 10h30, Espace América

América colonial

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Ciné du Vendredi

Vendredi 17 mars 2017, 15h30, Auditorium

Deux films d'architecture de Richard Copans (VF, 52mn)

Deux courts métrages pour comprendre deux gestes d'architecte : le Rolex Learning center sur les rives du lac Léman...et le centre social Pompeia de Sao Paulo.

 

Club de lectores

Mardi 11 avril 2017, 10h30, Espace América

Marineros

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Ciné du Vendredi

Vendredi 14 avril 2017, 15h30, Espace América

Caminos Barrocos de Olivier Simmonet (VF-1h44min)

Les Chemins du Baroque sont nés il y a 25 ans pour explorer un pan d'histoire mal connu : le rôle des Jésuites dans l'implantation de la musique baroque en Amérique latine. Cette curiosité a mené à la rencontre de musiciens européens et de plusieurs pays sud-américains qui ont fait revivre non seulement un répertoire musical, mais aussi des instruments et des pratiques tombées dans l'oubli. Un concert emblématique a été donné au Paraguay. Au programme: San Ignacio, un opéra de Domenico Zipoli, compositeur considéré comme l'Orphée des Guarani.

Note Latine : « Le miroir de Lida Sal » de Miguel Angel Asturias

Titre original : El espejo de Lida Sal

Traduction de Claude Couffon

(Albin Michel, 1967)

 

L'écrivain guatémaltèque Miguel Angel Asturias (1898-1974) est un des rares auteurs latino-américains à avoir obtenu le Prix Nobel de littérature (1967).

Son œuvre s'articule autour de deux thèmes fondamentaux : les questions politiques et sociales de son époque et l'héritage culturel maya-quiche auquel il a été initié dès l'enfance et qu'il a étudié. En effet, en 1924, arrivé à Paris, il s'inscrit au cours d'anthropologie centro-américaine de Georges Raynaud. Il traduira en espagnol, à partir de la version française, le Popol Vuh, le livre sacré des Mayas.

Le miroir de Lida Sal est un recueil de récits où la littérature populaire guatémaltèque et les légendes pré-colombiennes le dispute à la pure création poétique. L'histoire qui donne son titre au recueil est une légende tragique forgée par Asturias : l'histoire d'une jeune fille qui veut séduire par la magie celui qu'elle aime...mais, résumer ces histoires ne sert de rien car c'est la manière de les raconter qui en fait tout le charme. Voici les mots qui introduisent ce recueil :

 

« Guatemala. Paysages endormis dans la lumière. Enchantement. Splendeur. Pays vert. Pays des arbres verts. Vallées, collines, forêts, volcans, lacs verts, verts, sous le ciel bleu sans tache. Et tous les mélanges de couleurs qu'offrent les fleurs, les fruits et les oiseaux dans l'essaim des anilines. Mémoire du frémissement de la lumière. Annexions d'eau et de ciel, de ciel et de terre. Annexions. Modifications. Jusqu'à l'infini doré par le soleil. Mais brisons, brisons maintenant cet espace aux couleurs de feu, pour tenter d'atteindre par le toucher la douceur de la pierre tendre taillée pour construire des villes, des tours, des dieux, des monstres, la dureté des obsidiennes, larmiers des nuits les plus profondes, et le vert parfait de la jadéite. »

 

Note Latine : « Le paradis trois fois par jour » de Mauricio Electorat

Titre original : El paraíso tres veces al día

Traduction d'Isabelle Gugnon

(Gallimard, 1998)

 

Un polar chilien où l'on retrouve du Simenon ? Un auteur étranger qui dépeint Paris comme un autochtone ? C'est possible. Mauricio Electorat (Santiago, 1960) qui a vécu dans notre capitale de 1987 à 2005 offre, avec ce roman noir, un classique du genre tout en mettant en scène l'univers des exilés.

 

« Comme dans presque toutes les villes de France, le Café des Sports occupait le coin le plus en vue de la grand-place, près d'un kiosque et d'une fontaine. Son concurrent, le Café des Amis, se trouvait à l'angle opposé, à côté de la troïka républicaine constituée par la mairie, le bureau de poste et l'école. Hammoum ne m'avait pas conduit dans n'importe quelle petite ville. Celle-ci se distinguait des autres par l'insignifiance de son architecture - de longues rues étroites bordées de maisons identiques avec des petites fenêtres et un jardinet cerclé d'un mur de brique - et par son nom, La Machine, pur produit des délires provinciaux de quelques barons positivistes. Les incrédules pourront toujours localiser La Machine sur une carte routière, au sud-est de Nevers, vers Mâcon. »

Note Latine : « Tombe la nuit tropicale » de Manuel Puig

Titre original : Cae la noche tropical

Traduction d'Albert Bensoussan

(Christian Bourgeois Editeur, 1990)

 

Deux très vieille dames, deux sœurs, racontent et commentent la vie de leur voisine et on se surprend à suivre, nous aussi, cette conversation qui semble indiscrète et futile. C'est que cet échange, qui se poursuivra par correspondance quand elles seront séparées, en dit long sur elles deux et sur ceux qui les entourent autant que sur la voisine...Un roman léger et grave tout à la fois où notre curiosité est ramenée à notre humanité.

 

« -Tu devais m'expliquer comment était la voix de l'homme, et pourquoi ça l'impressionnait autant.
-Ce samedi-là elle était beaucoup plus calme. Presque contente. C'était pour elle une surprise agréable, elle avait cru que ça ne lui arriverait plus jamais dans la vie, de s'enthousiasmer ainsi pour un homme. Et maintenant elle voulait savoir pourquoi. Elle se sentait comme une petite jeune fille.
-Parle-moi de la voix.
[…]
-D'après elle, il lui était resté quelque chose d'étrange dans la poitrine, que le temps n'avait pas touché. Il était devenu mûr, il avait vieilli un peu, mais dedans il porte encore ce qu'il était auparavant, un petit jeune homme que personne ne laisse parler. Il est silencieux, en pénitence dans son coin, et le temps passe et il est toujours là, le pauvre, oublié, mais il ne vieillit pas, dans son cœur il reste le jeune homme en pénitence qui n'ose plus ouvrir la bouche, et se plaindre de rien. Mais elle l'a deviné, qu'il était là, joli jeune homme, déjà robuste comme il est maintenant quoique sans un pouce de graisse, mais oublié de tous, et elle lui a parlé. Et le jeune homme n'osait presque pas lui répondre, c'est pourquoi sa voix avait ce timbre-là, rauque, et il bredouillait, parce qu'il ne pouvait croire qu'enfin quelqu'un lui adressait la parole. Tu comprends ce que je te dis ? »

Note Latine : « Eaux-fortes de Buenos Aires » de Roberto Arlt

Titre original : Aguafuertes Porteñas

Traduction de Antonia García Castro

(Asphalte, 2010)

 

Les éditions Asphalte offre une jolie édition en français de ce grand classique de la littérature argentine : une couverture colorée, un format plaisant, quelques photographies d'archives et une très bonne traduction.

Roberto Arlt (1900-1942) est considéré comme l'initiateur de la modernité littéraire dans son pays et son diptyque Los Siete locos (Les Sept fous, 1929) et Los Lanzallamas (Les Lance-flammes, 1931) est un des chef-d’œuvres de la littérature latino-américaine.

Entre 1928 et 1933, il rédige des chroniques pour le journal El Mundo qu'il intitule Eaux-fortes; des chroniques inspirées de ses flâneries dans la capitale, de sa curiosité pour la langue et les gens des faubourgs, des transformations de la ville, de son activité d'écrivain, de ses réflexions... Ces chroniques amusantes, instructives ou émouvantes permettent au lecteur de se promener dans un Buenos Aires disparu : celui du tango, des immigrés italiens, des chaises sur les trottoirs, des tramways...

 

"Beaucoup de gens ont tenté de me persuader de fonder un foyer ; au bout du compte, j'ai découvert qu'eux-mêmes vivraient plus heureux s'ils pouvaient ne pas en avoir.
Je suis serviable dans la mesure du possible et quand mon égoïsme ne s'en ressent pas trop, bien que je me sois rendu compte que l'âme des hommes est faite de telle manière qu'ils oublient le bien qu'on leur fait beaucoup plus vite que le mal qu'on ne leur a pas causé. 
Comme tous les êtres humains, j'ai identifié bien des mesquineries en moi et j'aimerais mieux ne pas en avoir, mais finalement, j'en suis venu à me dire qu'un homme sans défaut serait insupportable parce qu'il ne donnerait aucun motif à ses proches pour dire du mal de lui, et la seule chose qu'on ne pardonne jamais à un homme, c'est la perfection."

Note Latine : « Des nouvelles de l'Empire » de Fernando Del Paso

Titre original : Noticias del Imperio

Traduction de Claude Fell

(Fayard, 1990)

 

En 1861, Napoléon III, avec la bénédiction du pape, se lance dans l'entreprise d'établir un empire « latin » et catholique au Mexique, un empire qui contrebalancerait le pouvoir grandissant des Américains.

En 1861, la République mexicaine indépendante a pour président le libéral Benito Juarez, d'origine zapotèque.

C'est cette entreprise hasardeuse et qui termina si mal que narre dans ce livre monumental, baroque...et documenté le Mexicain Fernando Del Paso (Prix Cervantes, 2015).

La situation du Mexique, avant l'intervention française, est difficile. Le pays est affaibli par les conflits qui ont suivi l'indépendance (1821). Il est divisé entre conservateurs et libéraux et gravement endetté. En 1861, le gouvernement de Juarez décide la suspension de la dette extérieure. C'est ce prétexte que prend la France pour intervenir militairement avec l'appui de deux autres puissances coloniales, l'Espagne et l'Angleterre qui se retirent vite de l'entreprise. Les troupes françaises prennent d'assaut Mexico avec l'appui du parti conservateur et, à la demande de Napoléon III, une junte composée de notables se réunit et proclame l'Empire. La couronne est offerte à Maximilien de Habsbourg, frère de l'empereur d'Autriche. Pour un empire qui se voulait latin...

Fernando Del Paso déroule devant nous avec sarcasme et érudition, tous les dessous de cette grande affaire : le luxe ostentatoire de Maximilien, ses erreurs politiques, l'abandon de Napoléon III, les réflexions politiques de Juarez, l'opinion de la rue, les faits d'armes et les trahisons et, surtout, la voix de l'impératrice Charlotte, devenue folle en tentant de sauver son époux...ses longs monologues délirants ponctuent de manière onirique et violente, tout au long du roman, le récit de cette entreprise tout aussi folle qu'elle. 

 

Voici un extrait où Juarez parle avec son Secrétaire :

 

« Savez-vous, Monsieur le Secrétaire, qu'une des choses qui m'irritent le plus, c'est toute cette hypocrisie...Charles III a expulsé les Jésuites et beaucoup l'ont considéré en Europe comme un grand roi, peut-être le meilleur de la lignée des Bourbons. Moi, j'expulse quelques évêques et on me traite d'antéchrist. La séparation de l’Église et de l’État se produit en France vers la fin de 1700...Je fais la même chose au Mexique et on dit que je suis un démon rouge, un hérétique qui tente de fonder un État athée...comme si un État pouvait être athée. Cela n'a pas de sens. Seuls les individus peuvent être athées ou déistes. L’État est laïque, n'est-il pas vrai ? » « C'est exact, Monsieur le Président. » « Et dites-moi : le gouvernement du grand-père de Charlotte, Louis-Philippe, qui était constitutionnellement catholique, n'a-t-il pas longtemps été dirigé par Guizot, qui était calviniste, et par Thiers, un voltairien ? » « C'est exact, Don Benito. » « Vous avez appris, n'est-ce pas, qu'à Londres on a offert une grande réception à Garibaldi et que Lord Shaftesbury, ou quelle que soit la prononciation, l'a comparé au Messie ? Et sans aller plus loin, en Belgique, le pays de Charlotte, les œuvres de Proudhon circulent à profusion...Ah, des vents de liberté soufflent en Europe, Monsieur le Secrétaire, mais ici, au Mexique, cette même Europe veut faire revivre le Moyen Age, l'obscurantisme... »

Note Latine : « L'homme qui aimait les chiens » de Leonardo Padura

Titre original : El hombre que amaba a los perros

Traduction de René Solis et Elena Zayas

(Métailié, 2011)

 

Leonardo Padura (La Havane, 1955) est journaliste, essayiste, scénariste et romancier. Sa série de romans policiers dont le héros est le lieutenant-enquêteur Mario Conde a fait de lui un des incontournables du roman noir latino-américain. Certains romans de cette série, parus chez Métailié, sont aussi des romans historiques : Le Palmier et l'Étoile (2003) qui évoque le poète José María Heredia, Adiós Hemingway (2004) et Hérétiques (2013), une enquête sur un mystérieux tableau de Rembrandt disparu dans le port de La Havane en 1939...

Si l'on retrouve dans L'homme qui aimait les chiens des éléments propres au genre noir, le roman est surtout une vaste fresque historique qui se déploie en trois histoires : celle de Trotski, celle de son assassin, Ramón Mercader, et celle du narrateur, le Cubain Iván Cárdenas. Un ample récit, abondamment documenté, qui nous mène de la Révolution russe à la Guerre d'Espagne, du Mexique de Frida Kahlo et Diego Rivera à la Révolution cubaine. Un livre qui revient sur les mouvements révolutionnaires qui ont marqué le XXe siècle et sur l'utopie trahie.

 

Criminales : « El espejo roto » de Beatriz García-Huidobro

(LOM, 2010)

 

Autora reconocida de literatura juvenil, la obra de Beatriz García Huidobro (Santiago, 1959) incluye numerosos cuentos y novelas para mayores que llamaron la atención de la crítica.

Esa novela, El espejo roto, propone un desafío formal : contar una historia como un rompecabezas que el lector debe armar a partir de pedazos dispares que se suceden.

Tres personajes hablan en la novela, tres mujeres que cuentan cada una, en párafos cortos, un episodio de su vida. Los párafos de cada una alternan y sólo al final se entiende lo que pasó y lo que las relacionan.

Se justifica esa forma de contar por la historia principal: la historia de una niña abusada sexualmente, la historia ocultada de una niña que han destrozado.

La yuxtaposición aleatoria de esos párafos narrativos crea confusión para el lector: tiene que imaginar como encajan los pedazos, tiene que suponer cuales son las relaciones entre las mujeres y al fin y al cabo procede a una lectura hipotética...lo cual sería lo equivalente formal de las dificultades que tienen los personajes a admitir la realidad. Sólo cuando ya todos los pedazos encajaron, el lector entiende lo que pasó y vuelve a abrir el libro para leerlo de nuevo.

 

SOBRE EL ABUSO SEXUAL DE NIÑAS

 

Por qué una colección "Crimen y literatura"?

Entre violencia, corrupción, herencia de las dictaduras...el crimen es un tema muy presente en la literatura hispanoamericana contemporánea. Pensamos, por supuesto, en la novela policíaca pero el tema puede ser tratado también en crónicas, cuentos, ensayos. Por otra parte, la variedad de los usos que se puede hacer del tema criminal invita a tratar de delimitar esa temática.

 

Ese uso puede relacionarse con la técnica narrativa como es el caso en la novela de García Márquez, Crónica de una muerte anunciada, un relato dominado porla fatalidad que empieza de esa manera: “El día en que lo iban a matar, Santiago Nasar se levantó a las 5.30 de la mañana... ” Es el caso también en la novela Malacara de Guillermo Fadanelli en la cual el carácter criminal del personaje es uno de los elementos que participan a la elaboración de una figura de antihéroe.

El uso puede ser de estricta poética como en la novela El último lector de David Toscana donde el crimen es sólo un tema más de un relato que interroga las relaciones entre la realidad y la literatura.

 

El crimen en la literatura participa de un espacio ficcional que se trata de descifrar. En la novela La prueba de César Aira, la violencia que finaliza el relato ilustra la reflexión sobre el hecho de definir. En la de Juan Gabriel Vásquez, Historia secreta de Costaguana, el protagonista reconstruye la historia de su vida y la de su país y acusa al escritor Joseph Conrad de haberle robado su vida.

 

Pero hablar del crimen es también hablar de la injusticia, de la crueldad y del mal. Bien propone una meditación sobre la crueldad un libro como Las tías de Juan Manuel Morales Chavéz que pone en escena un personaje femenino cuya sumisión y soledad desemboca en el odio. Y para un autor como Bolaño, la reflexiónsobre las relaciones entre la literatura y el mal resultan centrales.

 

A menudo, detrás del tema criminal encontramos un diagnóstico social o una visión histórica.

 

Es así como en su novela Luna caliente, Mempo Giardinelli cuenta la deriva hacia la violencia de un joven burgés: Un retrato de la Argentina dictatorial que propone también la novela de Enrique Medina, El escritor, el amor y la muerte.

Alfredo Bryce Echenique relata, él, los avatares de una acaudalada familia limeña en su novelaDándole pena a la tristeza: un retrato tierno y feroz de una familia que lo pierde absolutamente todo y cuyos últimos descendientes encarnan la más atroz decadencia de un linaje.

 

En cuanto a la relación entre crimen e historia, puede citarse una de las obras claves de la literatura latinoamericana: Facundo (1845) de Domingo Faustino Sarmiento. Esa biografía de uno de los más crueles caudillos de las guerras civiles que sucedieron a la independencia, analiza el desarrollo político, económico y social de América Latina a partir de la oposición entre “civilización” y “barbarie”. Pero muchos otros libros mezclan historia y criminalidad. Podemos mencionar El rufián moldavo de Edgardo Cozarinsky en el cual el asesinato de un chulo inicia una investigación sobre los orígenes.

 

Por otra parte, podemos mirar los relatos que exploran la figura del criminal.  En la novela Hijo de ladrón de Manuel Rojas, un hombre que sale de cárcel vuelve sobre su infancia y su adolescencia. Encontramos el mismo tema en la novela de Mario Mendoza,El viaje del loco Tafur, en la cual un asesino se pregunta lo que le llevó a matar.

La figura del bandido es la más corriente ilustración de ese personaje del criminal, una figura que se beneficia de una larga tradición literaria.Con Chamijo, el argentino Roberto Payró nos invita a seguir las aventuras de una pícaro en la América colonial.

Valentín Fernando, con Desde esta carne nos hace recorrer el espacio marginal de Buenos Aires con cuatro ladrones que roban y traicionan y matan con toda naturalidad. Fabio Javier Echarri nos cuenta él la historia de un vasco que se volvió una leyenda en el Chaco por sus proezas de bandido: Zamacola : historia de un bandolero vasco en el Chaco. Y Miguel Littin, conEl bandido de los ojos transparentes, nos ofrece el relato de una persecución implacable, la de Abraham Díaz, el Torito, por el teniente Ramírez. Se puede mencionar también el libro de Juan Filloy, Caterva, que ofrece el viaje de un grupo de vagabundos unidos por una estafa a la cabeza de la organizadora de la mendicidad en Buenos Aires.

Podemos añadir a esa lista que no tiene nada de exhaustiva los relatos conmovedores de Álvaro Mutis reunidos en su Diario de Lecumberri, frutos de su experiencia carcelaria. Y también el libro de María Carolina Geel, Cárcel de mujeres, que inauguró el género testimonial en la literatura chilena.

Existen, por supuesto, las variantes clásicas de la figura del bandido como el mafioso (Son de almendra de Mayra Montero ambientando en La Habana prerevolucionaria) o el pirata (El médico de los piratas de Carmen Boullosa).

 

El tema criminal interviene a menudo en la literatura en el marco de una reflexión sobre la sociedad y sus fallos, sobre todo en lo que toca a la marginalidad y la pobreza.

 

Numerosos autores denuncian en sus novelas los problemas sociales, la corrupción y la violencia de sus países.

Sergio Álvarez cuenta con 35 muertos las aventuras de un fracasado cuyo destino cruza decenas de personajes y retrata la Colombia de finales del siglo XX. Con Paraíso Travel, Jorge Franco, también Colombiano, trata del exilio a Estados Unidos.

Jorge Ibarguengoïtia se aprecia por proponer en sus novelas, donde la amargura y el ridículo van mezclados, una sátira de la sociedad mexicana. La novelaEl lenguaje del juego de Daniel Sada propone también una pintura social de México ; cuenta las desventuras de un padre de familia que tuvo que cruzar dieciocho veces la frontera norte, consiguió dinero para montar una pizzeríaen su pueblo y se encuentra enfrentando la violencia.

Se puede citar también la obra del argentino Ricardo Piglia, La ciudad ausente, que propone una reflexión sobre la historia oficial en un estado represivo.

Otros escritores usan la crónica o el ensayo para analizar la realidad nacional. Es el caso de Sergio González Rodríguez con su libro Huesos en el desierto que estudia las razones ecomómicas, sociales y culturales del feminicidio que azota desde años y años Ciudad Juarez.

 

La novela negra contemporánea suele caracterizarse por ser una novela en la cual el retrato social es tan importante como la intriga. Se puede citarla novela Hot Line de Luis Sepúlveda cuyo detective es un indio mapuche a quién su jefe explica que un Mapuche en Chile es “como un negro en Alabama”...Se puede citar también el libro de Santiago Gamboa, Perder es cuestión de método, donde trata de la violencia y de la corrupción en Colombia pero en su dimensión universal.

 

Esta denuncia social puede tener como blanco la oligarquía como es el caso en la novela ya citada Dándole pena a la tristeza de Alfredo Bryce Echenique. Puede atacar la burguesía como lo hace el libro de Claudia Piñeíro, Las viudas de los jueves que constituye una denuncia del lado oscuro de unas vidas perfectas en la Argentina actual.

 

Pero hay una temática constante que conlleva una clara denuncia social en la literatura hispanoamericana es la de lo marginal y de la delincuencia. Algunos libros donde aparecen esos temas se han vuelto unos clásicos: El juguete rabioso (1926) de Roberto Arlt que cuenta la lucha inútil de un adolescente para escapar de la miseria y de la humillación; Los cachorros (1967) de Mario Vargas Llosa centrada en unos adolescentes de los suburbios de Lima enfrentando una sociedad en la cual la virilidad es el primer valor; El Frasquito(1973) de Luís Gusmán cuya escritura rinde cuenta del caos de la violencia y de lo marginal.

 

En la producción literaria reciente, esa dimensión social sigue muy presente. En la novela de Osvaldo Aguirre, La deriva, el protagonista oscila entre la ley y lo prohibido, entre las mentiras de los poderosos y la verdad de los marginados.Chamamé de Leonardo Loyola propone una especie de película de vaqueros contemporánea en la cual se enfrentan dos bandidos. Siete maneras de matara un gato de Matías Néspolo cuenta las desventuras de dos amigos con la crisis argentina como trasfondo. Se puede señalar también Trabajos del Reino de Yuri Herrera cuyo héroe es un compositor de corridos que trabaja para un cartel de droga mexicano.

 

Pero el aspecto que pueden explorar todos esos relatos relacionados con lo que se considera criminal puede ser muy diverso:

-El peso de las normas sociales en la novela La babosa de Gabriel Casaccia donde un personaje,doña Angela, siembra desdicha a su alrededor en nombre de la justicia y de la religión.

-El lugar de individuo fuera de normas en la sociedad como en la novela El cojo y el loco de Jaime Bayly.

-La telerealidad: Realidad de Sergio Bizzio.

-El exilio y la marginación de los inmigrantes: El camino a Itaca de Carlos Liscano

-El mundo de la prostitución: Hay que sonreír de Luisa Valenzuela, Santa de Federico Gamboa o Madame Sui de Augusto Roa Bastos.

 

El género más representativo de la relación entre el crimen y la literatura es la novela policíaca, cual, a menudo, resulta una novela negra, un género novelesco que explora la dimensión criminal del mundo y se emparenta con la novela social. El género cuenta con buenos escritores en todos los países de América Latina.

 

En Argentina podemos citar Ernesto Mallo, Claudia Piñeiro, José Pablo Feinmann o Carlos Salem, famoso por sus novelas policíacas de la serie del Tigre blanco dedicadas a un público juvenil. Otros autores incursionaron en el género como Sergio Olguíncon su novelaLanús,Pablo de Santis conEl enigma de París,Ricardo Pigliacon Plata Quemada o el periodista y escritor Martín CaparrósconA quién corresponda.

 

En Chile, tres autores destacan : Roberto Bolaño considerado hoy en día como un de los más importantes escritores de la literatura latinoamericana contemporánea, Ramón Díaz Eterovic quien auscultaen sus novelas las llagas de la dictadura y Roberto Ampuero cuyas intrigas hacen eco a las de Georges Simenon.

 

En Colombia, se puede citar Jorge Franco, Fernando Vallejo o Mario Mendoza cuyas novelas han podido ser adaptadas al cine.

 

En Cuba, el ineludible representante del género es Leonardo Padura.

 

En México, Paco Ignacio Taibo II, Élmer Mendoza et Guillermo Arriaga.

 

Podemos concluír esta lista demasiado breve con el Peruano Diego Trelles Paz y el Uruguayo Rafael Courtoisie cuya novela Santo remedio trata con humor negro de la euthanasia.

 

Esta presencia importante de la novela negra en la literatura contemporánea invita los escritores a reinterpretar el género o a usar de sus códigos. Ya Borges, con Bioy Casares, escribió en sus tiempos parodias de novelas policíacas bajo el pseudónimo de Bustos Domecq et Suárez Lynch.

Osvaldo Tcherkaski en su novela Maten a cualquiera, elabora una investigación en doce cuentos. Antonio Ungar, con Tres ataúdes blancos propone una estructura de thriller que la voz del protagonista y narrador desborda. Y Rodrigo Rey Rosa con  Caballeriza ofrece una historia inquietante e enigmática que constituye una parábola sobre la diferencia. 

La resolución de un enigma puede ser el hilo conductor del relato. Es así como Ricardo Piglia en su novelaya citada La ciudad ausente, va elaborando un laberinto de relatos que cuestionan la historia oficial.

 

El objeto de esa investigación puede ser la intimidad como es el caso en la novela Contigo en la distancia de Carla Guelfenbein. La investigación puede acompañarse de una introspección como en el libro de Leopoldo Brizuela, Una misma noche, cuyo personaje investiga a la vez sobre sí mismo y sobre una organización criminal interrogando la responsabilidad de los ciudadanos frente a la violencia del poder.

 

Algunas novelas juegan entre varios géneros. Por ejemplo Ricardo Piglia en El camino de ida junta los códigos de la autobiografía con los de la novela policíaca. En  No será la tierra, Jorge Volpi propone un fresco de la historia contemporánea donde se juntan relato científico y investigación.

 

La novela histórica latinoamericana es otro acceso posible para explorar las relaciones entre el crimen y la literatura.

 

Para lo que son los relatos verdaderamente históricos, los periodos y los temas pueden ser muy variados. Así, uno de las últimas novelas de Mario Vargas Llosa, El sueño del celta, trata de la vida de Roger Casement quien denunció la violencia colonial en África mientras que la novela El jardín devastado de Jorge Volpi trata de la Guerra de Irak. Ese mismo autor evocó el horror nazi en su novela Oscuro bosque oscuro.

 

Algunos periodos permiten insertar la historia hispanoamericana en la historia mundial como es el caso con el libro de Leonardo Padura que vuelve sobre el asesinato de Trotsky y ofrece un amplio fresco histórico que va desde la URSS de Stalin a la Revolución cubana, pasando por la Guerra de España y el México de Frida Kahlo y Diego Rivera: El hombre que amaba a los perros. Se puede citar también Santa María de las flores negras de Hernán Rivera Letellier que rinde homenaje a uno de los primeros movimientos obreros del siglo XX : la huelga de los trabajadores del salitre en el desierto de Atacama.

 

Pero, por supuesto, numerosas novelas vuelven a episodios claves de la historia del continente.

Abel Posse con Daimón vuelve sobre la figura legendaria de Lope de Aguirre, ese aventurero vasco que se rebeló contra su patria, su Dios y su rey.  

Con Una vaca pronto serás, Néstor Ponce vuelve sobre la explotación y el exterminio de los pueblos indígenas de la Argentina durante el siglo XIX. Un tema que encontramos también en La cautiva de Esteban Echeverría.

En la novela Aliento a muerte de Francisco Haghenbeck, un hombre quiere vengarse...y estamos submergidos en la guerra que sucedió a la ejecución del emperador Maximiliano en 1867.

Existe, por otra parte, en la literatura mexicana, un conjunto de obras centradas en la Revolución mexicana y su herencia, peculiarmente para denunciar sus violencias: El luto humano de José Revueltas cuenta la Guerra cristera y la represión de los que rechazaron las leyes laicas, La sombra del caudillo de Martín Luís Gúzman vuelve sobre la violencia del gobierno de Obregón.

La historia del México del PRI, Partido Revolucionario Institucional, esta contanda con sarcasmo enEl rencor de Fabrizio Mejía Madrid.

 

Para los que aprecian la mezcla entre novela policíaca y novela histórica, aquí vienen algunas pistas de lectura :

 

El caso Neruda de Roberto Ampuero

Pablo Neruda, viejo y enfermo acaba de volver a Chile después de dejar su puesto de ambajador en París. En esta vida famosa, queda un misterio, una duda que atormenta el poeta.

 

Nombre de torero de Luís Sepúlveda

Durante los años sombríos del nazismo, en la cárcel de Spandau, monedas de oro de un valor inestimable desaparecen. Cincuenta años después, luego de la caída del muro de Berlín, dos personajes con pasado turbio  contratan, cada uno por su lado, dos “excombatientes” : Juan Belmonte – quién tiene nombre de torero- y Frank Galinsky para recuperar un botín robado que nadie se atreve a reclamar oficialmente.

 

Las Islas de Carlos Gamerro

Felipe Félix, un hacker, excombatiente de las Malvinas, está convocado por un siniestro multimillonario cuyo hijo mató a un hombre. Los nombres de los testigos del crimen figuran en los archivos de los servicios secretos argentinos. Investigando, Felipe descubre que la Guerra de Malvinas todavía no ha acabado.

 

El bastardo de Alberto Irigoyen

Durante el invierno 1782, la princesa María Luisa de Parma espera a un niño, fruto de una de sus numerosas aventuras extramatrimoniales. Escribe al padre para  informarle. En esta carta, reconoce como ilegítimo al que ha de volverse pretendiente a la corona, Carlos de España.

 

La dimensión social, histórica de la temática del crimen en la literatura se acompaña a menudo de una dimensión política.  Es así como muchos relatos evocan las dictaduras que marcaron la historia latinoamericana.

 

Esa dimensión puede aparecer de manera ficcional como con la novela Buda Blues de Mario Mendoza en la cual un universitario investigando sobre un asesinato descubre un mundo paralelo, el de los anarco-primitivistas. Pero, sobre todo, el tema tratado en esas novelas es la realidad de la violencia y de la corrupción.

Es así como Horacio Castellanos Moya con su libro Insensatez vuelve sobre el genocidio sufridos por los Indios durante la larga guerra civil guatemalteca.

Con Palacio quemado, Edmundo Paz Soldán pone en escena la clase política boliviana.

En Cualquier forma de morir del Salvadoreño Rafael Menjívar Ochoa, narcotraficantes que toman vacaciones en una cárcel organizan una serie de “suicidios”. 

 

La literatura mexicana rinde cuenta también de los problemas de corupción en el mundo político. Carlos Fuentes cuenta en su novela Adán en Edén la alianza de un jefe de seguridad con criminales para ganar los favores de la opinión pública. Y el subcomandante Marcos escribe con Paco Ignacio Taibo II, en 2004, una novela policíaca tituladaMuertos incómodos, un libro de denuncia.

 

Por otra parte, las dictaduras que marcaron la historia política de todo el subcontinente encuentran un eco en la producción literaria.

 

Argentina conoció desde su independencia un régimen autoritario pronto denunciado:El matadero de Esteban Echeverría está redactado en 1838-1840 bajo el segundo mandato de Juan Manuel de Rosas yAmalia de José Marmol, se publica a partir de 1851, cuando el dictador todavía estaba en el poder.

El escritor y periodista Rodolfo Walsh, asesinado por la junta militar en 1977, es una de las grandes figuras de la literatura comprometida. Su investigaciónOperación masacre trata de la matanza de opositores al régimen militar resutante del golpe de estado de 1951 y su libro ¿Quién mató a Rosendo?, elaborado a partir de artículos de una publicación de la CGT, vuelve sobre el asesinato, en 1968, de Rosendo García entonces dirigente de la Unión Obrera Metalúrgica.Chau papá de Juan Damonte es otro libro clave de la época.

Para concluír, la junta militar que estuvo al mando del país de 1976 a 1983, aparece en numerosas obras: Cuarteles de invierno de Osvaldo Soriano,La última noche en que tampoco habló de Daniel Fermani, Un secreto para Julia de Patricia Sagastizabal, Ciencias morales de Martín Kohan, La capital del olvido de Horacio Vázquez-Rial o, también,La crítica de las armas de José Pablo Feinmann en la cual un hijo que quiere arreglar cuentas con la madre patria ha decidido matar a la suya.

 

Bolivia conoció también un largo periodo dictatorial de 1964 a 1982.Edmundo Paz Soldán en su novela La materia del deseo pone en escena un narrador-protagonista que quiere volver a encontrar una novela escrita por su padre asesinado durante una de las últimas dictaduras.

 

En Chile, la esperanza quebrada que trajo la elección de Allende y la violencia de Estado que siguió nutre toda una literatura para guardar la memoria de lo acontecido. Se puede citar, por ejemplo,El himno nacional de Fernando Jerez, una novela que indaga en la psicología de los torturadores.

 

Para el Paraguay, hay que mencionar, por supuesto, al libro de Roa BastosYo, el supremo de Roa Bastos que retrata el dictador José Gaspar Rodríguez de Francia quién goberno el país de 1811 a 1840. Esa novela forma parte del conjunto de  obras denominado novela del dictador; un conjunto que cuenta también conEl señor Presidente de Miguel Ángel Asturias, El recurso del método de Alejo Carpentier, El otoño del patriarcade Gabriel García Márquez o La fiesta del chivo de Mario Vargas Llosa.

 

Se puede añadir a esa lista negra del eco de las dictaduras en la producción narrativa: Sombras nada más de Sergio Ramírez cuya acción se desarrolla durante la caída de la dinastía de los Somoza en Nicaragua o El tigre y la nieve de Fernando Butazzoni basado en los testimonios de una ciudadana uruguaya que fue encarcelada en Argentina.