Horaires

mardi - mercredi - vendredi - samedi

de 10h à 18h (en continu)

Le jeudi

  • de 14h à 18h du 1er octobre au 31 mars
  • de 14h à 20h du 1er avril au 30 septembre

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Espace América

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Un centre documentaire sur les Arts et les Cultures de l’Amérique Latine.

 

Littérature contemporaine (en espagnol et en français)

Films de fiction ou documentaires 

Musique 

Livres d’art contemporain (en espagnol)

Cartes, revues ...

 

Trois publications permettent de découvrir ce fonds exceptionnel :

 

Note Latine, publiée sur le site de la médiathèque propose des notes de lecture sur la littérature latino-américaine traduite en français (Cliquer ici pour les archives). 

 

Criminales, publiée sur le site de la médiathèque propose des notes de lecture sur la collection "crimen y literatura" du fonds América. (Cliquer ici pour les archives).

 

Chronique de l'Ame, bulletin documentaire trimestriel qui propose des parcours de découverte du fonds América, à consulter sur place et à emporter si on le souhaite. (Cliquer ici pour les archives).

 

Tout au long de l'année des animations, en entrée libre, sont organisées pour connaître la richesse culturelle de l'Amérique Latine : club de lectores, projections, cycle cinéma  Doc Latino en été, exposition, rencontres...

L'Espace América est à la disposition des enseignants pour toute activité pédagogique.

Emprunts avec la carte d’adhérent à la médiathèque. Prêt inter-bibliothèques.

 

Criminales : "El caso Neruda" de Roberto Ampuero

Roberto Ampuero es un escritor chileno conocido por ser el creador de la serie policiaca cuyo detective se denomina Cayetano Brulé. Cayetano Brulé, personaje observador, es un cubano que vive en Chile y en El caso Neruda, se acuerda de una vieja investigación de la cual no pensaba hablar nunca : Fue cuando el gobierno de Allende, conoció a Neruda y el gran poeta le misionó a México para encontrar una mujer...Roberto Ampuero reconstituye un Neruda verídico y poético convincente y ofrece un relato tanto policíaco como histórico a la vez que un relato de viaje.

 

Cayetano quiso ir al grano.

-¿Cómo puedo ayudarlo, don Pablo?

El poeta guardó silencio con las manos enlazadas sobre su barriga, bañado por la luz metálica que despedía la mañana endureciendo las fachadas de las casas y los contornos de los cerros.

-Necesito encontrar una persona-dijo tras pensar unos instantes con la vista baja-. Y debe buscar alguien discreto. Es algo personal. Me hago cargo de todos tus gastos extras, y te pago, obviamente, lo que me pidas-precisó mirándolo con desasosiego.

-¿Quiere que le busque a alguien?

-Así es.

-¿Quiere contratarme-recordó lo que el poeta le había dicho en su primer encuentro-como detective privado?

-Exactamente.

-Pero yo no soy detective, don Pablo. Todavía no, al menos-agregó con una leve, inútil sonrisa-. Peor: no tengo idea de cómo actúa un detective.

Las manos del poeta cogieron de una mesita unos libros empastados en plástico rojo.

-¿Has leído alguna vez a Georges Simenon?-una mirada zorruna le alisó mejillas y le arrugó la frente-. Es un gran escritor belga de novelas policiacas.

-No, nunca, don Pablo-sintió verguenza de su escasa cultura literaria; se disculpó como si esa ignorancia pudiera ofender a su anfitrión-. Lo siento. Solo conozco novelas de Agatha Christie y de Raymond Chandler y, claro, a Sherlock Holmes...

-Es hora de que leas al belga, entonces-continuó el otro, avasallador-. Porque si la poesía te transporta al cielo, la novela poliaca te introduce en la vida tal como es, te ensucia las manos y tizna el rostro como el carbón al fogonero de los trenes del sur.

 

Roberto Ampuero

Fundación Pablo Neruda

 

 

DOC LATINO

Les sessions de DOC LATINO prennent le relais des CINE DU JEUDI de juin à août 2019. Voici le programme!

 

Terre humaine de Françoise Chayé (V.F., 52 min.)

Aventure éditoriale hors du commun, par sa diversité, sa démarche humaniste et une exigence tant scientifique que littéraire, l'histoire de la collection Terre humaine, chez Plon, se confond avec le parcours de son fondateur et animateur, Jean Malaurie.

Jeudi 6 juin 2019, 15h30, Auditorium

 

Gabriel GarcíaMárquez, l'écriture sorcière d'Yves Billon et Mauricio Mártinez-Cavard (V.O.S.T., 52 min.)

À l'occasion d'un entretien dans sa maison de Carthagène avec le grand écrivain colombien, ce documentaire offre un pont entre la réalité d'un continent faite de contes et de sortilèges et la vie d'un homme qui en est son plus fidèle chroniqueur.

Jeudi 13 juin 2019, 15h30, Auditorium

 

Les branleurs de La Havane de Cécile Patingre ( V.F., 52 min.)

Une singulière épidémie étreint Cuba au cœur des salles obscures où sévit une armée d’exhibitionnistes. Si bien qu’aucune cubaine ne se risque à aller seule au cinéma. Comment faire face ? Pourquoi un tel phénomène ? Ouvreuses, caissières ou spectatrices, chacune s’organise et tente de répondre.

Jeudi 20 juin 2019, 15h30, Auditorium

 

L'Exilé de Marcelo Novais Teles (V.O.S.T., 1h 30min.)

Marcelo Novais Teles quitte le Brésil au début des années 1980 pour s’installer à Paris, laissant derrière lui ses douze frères, une petite fille et un pays soumis à la dictature. Passionné de théâtre et de cinéma, il se lie d’amitié avec le jeune Mathieu Amalric dont il deviendra le scénariste. Ce film retrace sa vie d’exilé à partir de vidéos-souvenirs et de fictions tournées au fil des années.

Jeudi 27 juin 2019, 15h30, Auditorium

 

Cuba l'espoir est un métier de Sonia Paramo (V.F.,  52 minutes)

Emblèmes de l'ouverture économique lancée par le gouvernement cubain, des petits métiers ont été ouverts à l'entrepreneuriat privé. Parmi ceux-ci, la restauration. Jorge Perugorria, l'acteur le plus célèbre de Cuba depuis le succès du film Fresa y Chocolate, est notre guide pour découvrir ce qui se cuisine aujourd'hui à Cuba...

Jeudi 4 juillet 2019, 15h30, Auditorium

 

L'étreinte du fleuvede Nicolas Rincon Gille (V.O.S.T, 1h13 min.)

Au bord de la Magdalena, fleuve puissant et calme de Colombie, s'écoule la vie des Indiens, rude, harmonieuse et imprégnée de croyances ancestrales, telle celle du Mohan, génie des eaux qui détruit ou remplit les filets des pêcheurs. Dans cet univers aquatique surgit brusquement la barbarie. Les pêcheurs mêlent à leurs récits fabuleux la chronique impitoyable des exécutions sommaires qui ont eu lieu près du fleuve.

Ce film sera précédé d'un court-métrage qui traite, lui aussi, de la violence du conflit armé qui ravage la Colombie depuis les années 1960 : La Impresion de una guerra deCamilo Restrepo.

Jeudi 11 juillet 2019, 15h30, Auditorium

 

Au nom de Bolivar d'Agnès Denis et Paco Peña (V.O.S.T., 58 min.)

Pour certains, la révolution bolivarienne est un espoir, pour d'autre, elle est un chemin vers l'abîme. A l'heure où le Venezuela fait l'actualité, voici un documentaire, tourné à la fin de la grève patronale de décembre 2002-janvier 2003, qui montre comment le président Chávez qui s'appuie sur le mouvement populaire doit faire face à des tentatives de déstabilisation...un petit retour en arrière qui revient sur les sources du conflit actuel.

Jeudi 18 juillet 2019, 15h30, Auditorium

 

Filmer obstinément : rencontre avec Patricio Guzmánde Boris Nicot (V.F., 1h38min.)

Portrait d'un homme hanté par l'histoire de son pays qui a choisi de lutter contre l'oubli avec les armes du documentaire. Nous replongeons dans la filmographie de ce grand monsieur du cinéma chilien, une filmographie indissociable du coup d’État de 1973 qui mit fin à l'utopie et plongea le pays dans la répression.

Jeudi 25 juillet 2019, 15h30, Auditorium

 

Ça tourne à Villapaz de Maria Isabel Ospina (V.O.S.T., 53 min.)

A Villapaz, en Colombie, Victor González a décidé coûte que coûte de faire du cinéma. Sans argent et armé de sa seule détermination, il réalise avec les moyens du bord des films de divertissement qui sont autant de chroniques du village et de sa population.

Jeudi 1er août 2019, 15h30, Auditorium

 

Raoul Ruiz, contre l'ignorance fiction !d'Alejandra Rojo (1h 03min.)

Le cinéaste Raoul Ruiz (1941-2011) est une des figures majeures du cinéma chilien. Ce documentaire, à partir de la parole de ses collaborateurs et de ses amis et d'images d'archives, nous emmène à sa rencontre.

Jeudi 8 août 2019, 15h30, Auditorium

 

Le cinéma du bout du monde de Joël Fargues (V.F., 52 min.)

Inspiré du livre de Luis Sepúlveda, Dernières Nouvelles du Sud, ce documentaire raconte la naissance du cinéma latino-américain à Punta Arenas, dans la Terre de Feu.

Jeudi 22 août 2019, 15h30, Auditorium

 

Mémoire cubaine d'Alice de Andrade (V.OS.T., 1h 08min.)

En 1960, les révolutionnaires cubains ont créé, le service d'actualités cinématographiques. Tournées et montées dans la semaine, les actualités étaient projetées dans les salles de cinéma. Les archives de cette épopée cinématographique sont désormais classées par l'Unesco au patrimoine mondial.

Jeudi 29 août 2019, 15h30, Auditorium

 

Animations América Mai-Juin 2019

Cine du jeudi

Jeudi 9 mai 2019, 15h30, Auditorium

Bagatela de Jorge Caballero (V.O.S.T., 1h 14min.)

Les affaires jugées au palais de justice de Bogota concernent des délits mineurs, des "bagatelles". Les prévenus ont le même profil : jeunes, misérables, sans logement, confrontés à des situations familiales dramatiques.

 

Club de lectores

Vendredi 24 mai 2019, 10h30, Espace América

Thème : Recomponiendo historias

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Parcours documentaire

De juin à août 2019, Espace América

Écrire son pays

L'Espace América publie un bulletin documentaire trimestriel qui invite à une exploration thématique des collections : Chronique de l'AME. Ce bulletin, décliné en cinq numéros, présente des documents exposés à l'Espace América. Pour cette édition : regard d'écrivains sur leur pays.

 

Doc Latino

Jeudi 6 juin 2019, 15h30, Auditorium

Terre humaine de Françoise Chayé (V.F., 52 min.)

Aventure éditoriale hors du commun, par sa diversité, sa démarche humaniste et une exigence tant scientifique que littéraire, l'histoire de la collection Terre humaine, chez Plon, se confond avec le parcours de son fondateur et animateur, Jean Malaurie.

 

Conférence

Jeudi 6 juin 2019, 18h, Auditorium

Venezuela 2019 : Les ressorts d’une crise annoncée, les conditions d’une renaissance possible

Pierre-Jean Vandoorne, Jean-Marie Lemogodeuc et Jean-François Larralde débattent sur les causes et les issues possibles de la crise vénézuélienne. Conférence organisée par l’Association Biarritz Festivals.

 

Doc Latino

Jeudi 13 juin 2019, 15h30, Auditorium

Gabriel GarcíaMárquez, l'écriture sorcière d'Yves Billon et Mauricio Mártinez-Cavard (V.O.S.T., 52 min.)

À l'occasion d'un entretien dans sa maison de Carthagène avec le grand écrivain colombien, ce documentaire offre un pont entre la réalité d'un continent faite de contes et de sortilèges et la vie d'un homme qui en est son plus fidèle chroniqueur.

 

Doc Latino

Jeudi 20 juin 2019, 15h30, Auditorium

Les branleurs de La Havane de Cécile Patingre ( V.F., 52 min.)

Une singulière épidémie étreint Cuba au cœur des salles obscures où sévit une armée d’exhibitionnistes. Si bien qu’aucune cubaine ne se risque à aller seule au cinéma. Comment faire face ? Pourquoi un tel phénomène ? Ouvreuses, caissières ou spectatrices, chacune s’organise et tente de répondre.

 

Club de lectores

Vendredi 21 juin 2019, 10h30, Espace América

Lecture libre

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Doc Latino

Jeudi 27 juin 2019, 15h30, Auditorium

L'Exilé de Marcelo Novais Teles (V.O.S.T., 1h 30min.)

Marcelo Novais Teles quitte le Brésil au début des années 1980 pour s’installer à Paris, laissant derrière lui ses douze frères, une petite fille et un pays soumis à la dictature. Passionné de théâtre et de cinéma, il se lie d’amitié avec le jeune Mathieu Amalric dont il deviendra le scénariste. Ce film retrace sa vie d’exilé à partir de vidéos-souvenirs et de fictions tournées au fil des années.

Note latine : "La Noce du poète" d'Antonio Skarmeta

Titre original : La boda del poeta

Traduit par François Rosso

(Éditions Grasset & Fasquelle, 2001)

Juste avant la Première Guerre Mondiale, sur une île imaginaire qui rappelle celles qui parsèment la Mer Adriatique, Antonio Skármeta plante le décor d'une histoire d'amour tragique. Il dépeint avec verve, ironie et poésie les personnages, les mœurs et les histoires marquantes de ce lieu qui semble oublié du monde mais où va surgir le conflit qui se prépare.

Antonio Skarmeta est un écrivain chilien d'origine croate dont les parents venaient de l'île dalmate de Brač...

"Il était une fois, en une île lointaine de la Côte de Malice, un temps d'heureuse plénitude. Les raisins y gonflaient sous le soleil comme de lumineuses petites cloches d'église, la pluie était comme la visite d'un familier dont la venue nous met en joie et le départ en allégresse, et les jeunes demoiselles opposaient un tendre veto à leurs fougueux fiancés jusqu'à ce que le mariage autorisât la fusion et confusion de leurs chairs. Des filles de la région, Marta Matarasso était sans conteste la plus belle et l'île toute entière faisait mainte conjecture-voire d'irrévérencieux paris-sur le nom de celui qui obtiendrait sa main quand elle aurait atteint les dix-sept ans réglementaires."

Note latine : "La petite fille et les oiseaux" de Rosario Aguilar

Titre original : La niña blanca y los pájaros sin pies

Traduction de Yves Coleman et Violante do Canto

(Indigo & Côté-femmes, 2001)

On peut regretter que le titre original de ce joli roman, La blanche petite fille et les oiseaux sans pied, se soit perdu dans la traduction. Il annonçait bien la poésie de ce récit qui tente, au fil d'une histoire personnelle et sensible, de faire revivre quelques femmes qui partagèrent la vie des premiers conquérants de l'Amérique centrale : Doña Luisa, la princesse indienne offerte à Pedro de Alvarado ; Isabel de Bobadilla, la femme du fondateur de la ville de Panama ; sa fille, María de Peñalosa qui sera fiancée à Vasco Núñez de Balboa...Bien documenté et imaginatif, ce roman de la Nicaraguayenne Rosario Aguilar est autant un récit historique qu'une exploration de sa propre identité.

"Bien que je sois la suzeraine de nombreux vassaux, servie, aimée, obéie par eux...je l'ai massé de mes propres mains, j'ai frotté énergiquement son corps avec un éponge imbibée d'herbes aromatiques et de fleurs apportées dans ce but. Je l'ai passée sur son corps blanc et ses bras rougis par le soleil, comme doit le faire une esclave pour son maître.  

Peu à peu, il devenait plus soumis, plus obéissant quand je lui faisais signe de se coucher de telle ou telle façon, de se placer de ce côté-ci ou de ce côté-là.  

On me l'a décrit comme un homme tellement fier ! 

Secrètement, à l'intérieur de moi, je souriais, parce que le plus cruel et astucieux des guerriers ennemis était entre mes mains. " 

Note latine : "Nouveaux contes froids" de Virgilio Piñera

Titre original : Cuentos

Traduction de Liliane Hasson

(Éditions Métailié, 1999)

On trouvera réunis dans cette édition une cinquantaine de récits brefs d'un des pionniers de la littérature absurde dans les lettres cubaines : Virgilio Piñera (1912-1979). Personnalité controversée à Cuba pour son homosexualité et, sans doute aussi, pour ses choix esthétiques, Virgilio Piñera est romancier, nouvelliste, poète et il est considéré comme un des plus grands dramaturges cubains. Leonardo Padura évoque cette grand figure de la culture de l'île dans un de ses romans, Électre à La Havane.

Les contes de Piñera déploient la logique perverse de l'absurde et de la cruauté, on les lit comme on fait un cauchemar. Ainsi, dans l'un d'eux, une population souffrant de pénurie de viande se met à s'auto-dévorer jusqu'à disparaître :

"Que ces gens s'éclipsent les uns après les autres, cela n'avait rien à voir avec le cœur de l'affaire, c'était plutôt un couronnement, qui n'ébranlait pas le moins du monde la ferme volonté des habitants de se procurer de cette manière le précieux aliment. C'était là, n'est-ce pas, le prix que chacun avait à payer pour sa propre chair ? Mais il serait mesquin de continuer à poser des questions inconvenantes, car le fait est là : ces sages citoyens étaient nourris à merveille.

Note latine : « Roulements de tambours pour Rancas » de Manuel Scorza

Titre original : Redoble por Rancas

Traduit par Claude Couffon

(Editions Métailié, 1998)

 

Roulement de tambours pour Rancas est le premier roman d'un cycle narratif débuté en 1970 et consacré aux luttes agraires des paysans andins du Pérou des décennies précédentes. Ce cycle comprend cinq titres : Roulement de tambours pour Rancas, Garabombo l'invisible,Le cavalier insomniaque, Chant d'Agapito Robles et Le tombeau de l'éclair. Les récits mêlent le réalisme burlesque et la magie des mythes quechuas, les époques se confondent pour donner à ces batailles toute leur dimension historique.

Ce travail littéraire inscrit le Péruvien Manuel Scorza (1928-1983) dans la veine indigéniste ouverte par ces compatriotes Ciro Alegría et José María Arguedas qui, eux aussi, s'engagèrent pour défendre la culture ou les conditions sociales des Amérindiens de leur pays.

Le cycle, appelé aussi « La balada » ou « Las Cantatas » a pour titre général La Guerre silencieuse parce que les massacres perpétrés durant ces conflits furent occultés. La narration qu'en fit Scorza permit d'ailleurs de les dénoncer. Ainsi, Roulement de tambours pour Rancas, où il raconte comment quelques villages tentent de s'opposer au vol de leurs terres par la société minière américaine, la Cerro de Pasco Corporation, fut vite traduit dans une trentaine de langues. Cette notoriété littéraire obligea le gouvernement à relâcher un des héros du récit condamné à vingt ans de prison : Hector Chacon, le Nyctalope.

Lire ou relire La Guerre silencieuse c'est se souvenir de combats qui sont encore actuels.

« Un hiver prématuré pataugea dans les chemins. Les traces se perdaient dans la boue. Décembre tonnait du côté des cordillères. Réfugiés dans leurs cabanes, les gens regardaient les pattes des chevaux s'enfoncer dans la gadoue. Un mercredi pluvieux, un garde civil émergea du chemin de Yanahuanca. La face de bouledogue de Paz le flic prit la direction du domicile d'Agapito Roblès, le délégué. Les gens s'entassèrent, mais le garde ne venait pas avec l'ordre de capturer qui que ce fut. Valério, le sous-préfet, confirmait que la confrontation entre l'hacienda Huarautambo et la communauté de Yanacocha aurait lieu le 13 décembre. Le garde Paz les remercia pour le petit verre de gnôle qu'on lui avait offert et se perdit dans le brouillard.

-C'est curieux, dit Mélécio de la Vega. Oui, vraiment, c'est curieux que l'Autorité ait pour nous autant d'égards ! »

Note latine : "Salvatierra" de Pedro Mairal

Traduction de Denise Laroutis

(Éditions Payot & Rivages, 2011)

Pedro Mairal est un écrivain et poète argentin né en 1970. Son roman Une nuit avec Sabrina Love a obtenu le prix Clarin en 1998 et a été adapté au cinéma par Alejandro Agresti. Son dernier roman, l'Uruguayenne, est paru l'année dernière aux éditions Buchet-Chastel.

Le roman Salvatierra qui date de 2008 constitue un bon ouvrage pour tomber sous le charme de cet auteur. Après la mort de Salvatierra, ses enfants se mettent en tête de sauver l'œuvre picturale qu'il a laissée sous la forme de gigantesques rouleaux qui déroulent, quand on les met bout à bout, le fil entier de l'existence de leur père. Pourtant, un rouleau s'avère manquant...

En chapitres courts, d'une écriture limpide, Pedro Mairal nous offre tout à la fois une enquête et une illustration de ce qu'est cet extraordinaire tableau.

"Je regardais tout ça et je me posais des tas de questions à la fois. C'était quoi, ce tissage de vies, de gens, d'animaux, de jours, de nuits, de catastrophes ? Que signifiait-il ? C'était quoi, la vie de mon père ? Pourquoi avait-il eu besoin de se lancer dans un travail pareil ? Que nous était-il arrivé, à Luis et à moi, qui nous retrouvions avec de vies tellement grises dans la grande ville, comme si Salvatierra avait accaparé toute la couleur disponible."

 

Criminales : Correr tras el viento de Ramón Díaz Eterovic

(LOM Ediciones, 2009)



Ramón Díaz Eterovic es un escritor chileno que se hizo conocer con la creacción del detective privado Heredia, un personaje desilusionado que trata defender valores éticos en un país donde las llagas de la dictadura tardan en cerrarse.

En esta novela, Correr tras el viento, encontramos elementos de relato negro porque se trata de una novela de espionaje. Pero se trata primero de una novela histórica. Ambientada en Punta Arenas y en la región de Magallanes durante la Primera Guerra Mundial relata los ecos del conflicto en ese lugar que parece alejado de todo pero que resulta uno de los puntos estratégicos para los dos bandos. Siguiendo los pasos de Yaco Rendic, el croata mandado por los Alemanes para señalar los movimientos de las naves británicas que salen de las Islas Malvinas, Ramón Díaz Eterovic retrata el sur austral de esa época : la vida aventurera y dura, los relatos, los habitantes...Nos ofrece también una historia de amor trágica y fatal, él que suscita la bella Martina, la más cotizada de las prostitutas de la Casa Rosada.

El título del libro, Correr tras el viento, refiere a una frase del Libro del Eclesiastés, libro del Antiguo Testamentocentrado en la incertidumbre de la existencia. Es que encontramos en esta novela otro tema presente en la serie Heredia : la desilusión y la idea que uno no elige su destino.



Entrevista a Ramón Díaz Eterovic

Chile en la Primera Guerra Mundial

Criminales : Figura del bandido

El bandido en América latina aparece con denominaciones diversas según los países y según su tipología : bandolero, delincuente, canalla, ladrón, malandrín, rufián...cuatrero si roba caballos; maleante o malevo en Argentina, cangaceiro en Brasil. Esa variedad atestigua del lugar singular que ocupa en el imaginario hispanoamericano.

 

El bandido, primero, es una figura del folclore. Así es que en la tradición oral de Guatemala, de México o de Chile, encontramos un personaje heredado de la novela picaresca española : Pedro Urdemales. Un personaje que tiene su equivalente en El Salvador -Pedro Ardimales - en Puerto Rico - Pedro Animala - en Brasil - Pedro Malasartes...Listo y burlón, ataca a los ricos, a los potentes y a los que representan el orden. Alimenta la expresión popular del sentimiento de injusticia e invita a la libertad.

 

Es así como encontramos dentro de los símbolos identitarios de la naciones latinoamericanas personajes que representan la libertad y que se encuentran a menudo en los límites de la legalidad. El gaucho argentino es uno de ellos. Esos hombres libres simbolizan, por otra parte, la valentía varonil, como lo hacen también los héroes rurales de los corridos y rancheras mexicanos ; un aspecto del bandido que resalta y que se encuentra en otro personaje fundador de la identitad argentina : el malevo del tango.

 

Por supuesto podemos añadir a esas figuras tradicionales otras variedades de bandido – el pirata o el mafioso – que conllevan también todo un imaginario. La producción artística reciente sigue recurriendo a esos tipos para prolongarlos o desvíarlos como lo hace el argentino Roberto Payró cuando recupera el motivo picaresco de la canalla simpática en su novela Chamijo que se desarrolla en la América colonial.

Leonardo Oyola elige como título Chamamé, un género musical tradicional argentino, para el relato del enfrentamiento de dos bandidos contemporáneos. Por su lado, Ricardo Piglia con su novela Plata Quemada, vuelve sobre la historia de amor y de muerte de una pareja real de gángsteres.

Otras obras se abocan a ubicar la figura del bandido en la dimensión mítica que logró como la novela de Miguel Littin, El bandido de los ojos transparente o la de Yuri Herrera, Trabajos del Reino, en el cual un cantor de corridos celebra las hazañas de un jefe mafioso como se evocan los trabajos de los héroes.

 

Pero, el bandido es también un producto social determinado. Se mueve en espacios marginales cuyos códigos vienen marcados por la transgresión.

 

El malevo, por ejemplo, es producto del arrabal, un barrio pobre de Buenos Aires en el cual, a finales del siglo XIX, se amontonan los migrantes del éxodo rural y los inmigrantes europeos. Numerosos tangos le dan la palabra : Pucherito de gallina, Canchero, Malevaje...Así vemos que la figura del bandido se ubica también en un contexto social preciso que su mera existencia denuncia. Más allá de la libertad, el bandido propone una rebelión frente a un orden injusto. Es así por lo menos que los cangaceiros de Brasil pasaron a la posteridad.

 

La violencia ilegal responde a la violencia social institucional ejercida sobre la marginalidad. Es lo que muestra la novela de Osvaldo Aguirre, La deriva, cuyo personaje principal evoluciona dentro de dos espacios que se enfrentan : como periodista trabaja en relación con la policía pero investiga en el medio de los pequeños traficantes y de los drogadictos. Entre los discursos contradictorios llevados por esos espacios sociales opuestos, tendrá que eligir un bando.

 

En la historia de la literatura latinoamericana, el relato de la marginalidad y de la delincuencia resulta portadora de denuncia social. Uno de los libros claves que ilustra esa relación es la novela de Argentino Roberto Arlt, editado en 1926, El juguete rabioso. Una novela que cuenta la lucha inútil de una adolescente, Silvio Astier Drodman, para escapar de la miseria y de la humiliación que produce. Su sociedad secreta de delincuentes no desemboca en nada. El afirmarse sólo lleva a la abyección.

Otra obra importante es Hijo de ladrón del Chileno Manuel Rojas, publicada en 1951, una de las primeras en permitir la entrada en la literatura de la palabra del delincuente. En esa novela, un hombre salido de la cárcel vuelve sobre su infancia y su adolescencia. Permite también la expresión de las ideas del anarquismo político.

 

Si miramos la producción literaria reciente del género negro, notamos que ese enfoque social sigue vigente. La novela Siete maneras de matar a un gato de Matías Néspolo cuenta las desventuras de dos amigos y tiene como trasfondo la crisis económica argentina. La novela de Fernando Vallejo La Vírgen de los Sicarios pone en escena un sicario, una asesino reclutado por la mafia colombiana dentro de los menores provenientes de los barrios los más pobres.

 

El delincuente suele resultar a la vez víctima y protagonista de la violencia. Figura ambivalente, negativa y positiva, se entiende mejor por que constituye un arquetipo potente que sigue inspirando libros, películas o canciones.

 

Entre libertad y rebelión, el bandido del espacio rural es una figura importante del imaginario popular de las naciones americanas.

 

La más antigua de esas figuras es probablemente el gaucho de la pampa argentina e uruguaya. Cantado por la poesía popular, la de los payadores, trobadores de esa región del mundo, el gaucho es portador de los valores de libertad y de valentía varonil. Nómadas de vida precaria, los gauchos fueron explotados por los terratenientes, alistados por fuerza en los combates independentistas, usados por el gobierno en las guerras intestinas que siguen la independencia y para la conquista del territorio del pueblo mapuche que todavía resiste a finales del siglo XIX. Es en ese período que aparece la literatura gauchesca que va a contribuír a hacer del gaucho un mito fundador de las nuevas naciones del Cono Sur. Una de las obras populares de ese género fue Juan Moreira d’Eduardo Gutierrez, publicado por entregas en 1880.

El gaucho aparece en tres obras fundamentales de la literatura argentina : Facundo de Domingo Faustino Sarmiento, Martin Fierro de José Hernández y Don Segundo Sombra de Ricardo Güiraldès.

Facundo, escrito en 1845, presenta la vida de Juan Facundo Quiroga, jefe militar y político gaucho del Partido Federalista de las guerras civiles argentinas que menoscaban el país durante las décadas 1820 y 1830. Este libro, verdadero panfleto en contra del dictador Rosas, pinta el tipo del caudillo y desarrolla una teoría de la cultura latinoaméricana que tendrá un gran éxito: la oposición entre civilización y barbarie es el conflicto central de esta cultura. El gaucho representa el tipo mismo del bárbaro.

Martín Fierro es un largo poema épico compuesto en 1872 en el cual el gaucho Martín Fierro cuenta su historia y las injusticias que padeció : Reclutado por fuerza en las tropas encargadas de pacificar la pampa arrasada por las incursiones indígenas, Martín Fierro tiene que dejar su hogar. Al volver, años más tarde, encuentra su rancho destruído y su familia dispersa. Vive entonces solitario, se pelea a duelo con cuchillo, mata y, para escapar de la policía, encuentra refugio entre los Indios insumisos.

Don Segundo Sombra esta fechado de 1926, una época en la cual el gaucho y su modo de vida estan desapareciendo. En esta obra el gaucho es valiente y honrado y el autor canta la libertad, la grandeza de la naturaleza y del hombre.

 

El bandido del espacio rural debe también contextualizarse dentro de las luchas territoriales que marcaron la historia colonial del continente. Así de Brasil donde el orígen de los famosos cangaceiros remonta al principio de la instalación de los colonos en el Sertão : se trataba de bandas armadas mercenarias de los poderes locales que se disputaban el control del territorio. A partir de 1900, esos bandidos actuan por cuenta propia y combaten el orden representado por la policía y el ejército, aparecen como justicieros. Uno de los más conocidos, Lampião (1897-1938), va a contribuír a dar una imágen positiva de este tipo de bandido primero trabajando su imágen mediática, segundo porque, en los años 1930, Brasil está gobernado por un régimen autoritario. Entonces, la vida libre de los cangaceiros suena revolucionaria para el público. Es esa imágen que recupera Glauber Rocha en su película Antonio Das Mortes, realizada en 1969, cuando Brasil está de nuevo bajo régimen dictatorial.



Para concluír, el bandido del espacio rural cantado en la poesía popular, a veces hasta con devoción, tiene que ser relacionado también con la organización misma de ese espacio rural en la mayoría de los territorios latinoamericanos : las haciendas. Heredadas del periodo colonial, las grandes propiedades agriaras concentran el poder económico y político en manos de un grupo dominante y limita los trabajadores agrícolas, que sean jornaleros o rancheros, a un rango muy inferior. Un reparto fuente de numerosas revueltas...Sobre todo que al problema de la desigualdad económica se añade la desigualdad racial. Los grandes terratenientes proceden de la casta de los conquistadores, los obreros agrícolas de las poblaciones vencidas. Así es que el Peruano Manuel Scoza dedicó un ciclo narrativo épico, La Guerra Silenciosa, a las luchas emprendidas por los campesinos indígenas del Altiplano para recuperar sus tierras, arrebatadas durante siglos por los grandes terratenientes. El cuarto tomo del ciclo, Cantar de Agapito Robles, cuenta el combate dirigido, en nombre su comunidad, por Agapito Robles con el fin de recuperar la hacienda de Huarautambo que está en mano del juez Francisco Montenegro...

 

Víctima y protagonista de la violencia, el bandido ilustra y denuncia las disfunciones de la sociedad en la cual vive. Su figura invita a reflexionar sobre el orígen del mal.

 

La herencia de la Historia puede ser causa de la violencia. Es ese tema que encontramos en la novela Las Islas de Carlos Gamerro : Felipe Félix, un hacker, ex-combatante de las Malvinas, está convocado por un siniestro multimillionario cuyo hijo ha asesinado a un hombre. Los nombres de los testigos del crimen figuran en los archivos de los servicios secretos argentinos. Investigando, Felipe descubre que la Guerra de Malvinas todavía no ha acabado...La novela de Martín Caparrós, A quién corresponda, trata también del peso del pasado en los crímenes actuales : en un pueblo argentino, un cura es encontrado apuñalado...una historia que vuelve sobre la complicidad de la Iglesia y de la dictadura.

 

Por fín, si hay un tema muy presente en los libros y las películas contemporáneas es el de la corrupción. En 2009, Carlos Fuentes publica una novela que cuenta la alianza entre un jefe de seguridad con criminales para obtener los favores de la opinión pública : Adán en Edén. La película O invasor de Beto Brant, adaptada de la novela homónima de Marçal Aquino, cuenta la historia de dos socios que deciden contratar a un asesino a sueldo para deshacerse del accionista principal de su sociedad.

La impunidad de la cual pueden beneficiarse las prácticas criminales es el tema de la novela Cualquier forma de morir del Salvadoreño Rafael Menjívar Ochoa, una novela donde se ven narcotraficantes tomando vacaciones en una cárcel y organizando una serie de suicidios.

 

Es sobre todo a la responsabilidad que llaman numerosas obras como lo hace la novela del argentino Leopoldo Brizuela, Una misma noche, que investiga a la vez uno mismo y el crimen organizado apuntando la responsabilidad de los ciudadanos frente a la violencia del poder.

 

El bandido es una figura ambivalente, negativa y positiva. Una figura de la cual muchos creadores se empeñan en mostrar la humanidad.

 

Así de la novela Lanús de Sergio Olguín que pone en escena su alter ego literario y nos submerge en la realidad de su barrio de infancia, de sus habitantes y de sus historias. Así también de la película de Adrian Caetano, Un oso rojo, en la cual se presenta un hombre tierno y bruto que, a penas salido de la cárcel, reanuda con su carrera criminal para tratar de conquistar de nuevo su mujer y su hija.

 

La complejidad psicolólogica es otro modo para entender las actitudes transgresivas o criminales. Es ese aspecto que explora la novela de Mario Mendoza, El viaje del loco Tafur, que trata de la locura mientras el asesino cuenta su historia.

 

Existe otro espacio revelador de la complejidad del problema que constituye el criminal: el universo carcelario. Somos tributarios a Álvaro Mutis, de un conjunto de crónicas que rinde cuenta de la violencia y de la desolación de la condición carcelaria: Diario de Lecumberri. Si miramos del lado de los guiones fílmicos, encontramos Leonera de Pablo Trapero que muestra una mujer embarrazada enjaulada en una cárcel especial para jóvenes madres que no puede guardar su hijo a su lado más allá de cuatro años.

Hay que mencionar sobre todo dos películas de Héctor Babenco: Pixote et Carandiru. El segundo vuelve sobre la mayor cárcel de América Latina, la de Carandiru, a partir del testimonio de un médico, el doctor Drauzio Varella, quién llevó a cabo durante más de diez años un programa de prevención del sida con detenidos. Sobrepoblada, arruinada, la cárcel de Carandiru fue el teatro, en 1992, de un amotinamiento que fue reprimido de manera tan violenta – 111 muertos – que hizo escándalo. Pero, ya, en 1981, Hector Babenco, con su película Pixote, a Lei do Mais Fraco, denunciaba los centros correccionales para menores.

Todas esas obras cuestionan la validez del tratamiento infligido a los delincuentes.

 

 

Sobre el gaucho

Sobre Lampiȃo

Sobre la masacre de Carandiru