Horaires

mardi - mercredi - vendredi - samedi

de 10h à 18h (en continu)

Le jeudi

  • de 14h à 18h du 1er octobre au 31 mars
  • de 14h à 20h du 1er avril au 30 septembre

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Espace América

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Un centre documentaire sur les Arts et les Cultures de l’Amérique Latine.

 

Littérature contemporaine (en espagnol et en français)

Films de fiction ou documentaires 

Musique 

Livres d’art contemporain (en espagnol)

Cartes, revues ...

 

Trois publications permettent de découvrir ce fonds exceptionnel :

 

Note Latine, publiée sur le site de la médiathèque propose des notes de lecture sur la littérature latino-américaine traduite en français (Cliquer ici pour les archives). 

 

Criminales, publiée sur le site de la médiathèque propose des notes de lecture sur la collection "crimen y literatura" du fonds América. (Cliquer ici pour les archives).

 

Chronique de l'Ame, bulletin documentaire trimestriel qui propose des parcours de découverte du fonds América, à consulter sur place et à emporter si on le souhaite. (Cliquer ici pour les archives).

 

Tout au long de l'année des animations, en entrée libre, sont organisées pour connaître la richesse culturelle de l'Amérique Latine : club de lectores, projections, cycle cinéma  Doc Latino en été, exposition, rencontres...

L'Espace América est à la disposition des enseignants pour toute activité pédagogique.

Emprunts avec la carte d’adhérent à la médiathèque. Prêt inter-bibliothèques.

 

À la découverte de l'artisanat et des arts populaires d'Amérique latine

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De décembre 2018 à février 2019, le bulletin documentaire de l'Espace América, Chronique de l'AME, vous invite à découvrir les richesses de l'artisanat latino-américain. Ce parcours documentaire sera illustré, durant tout le mois de décembre, par une exposition d'objets prêtés par la boutique associative biarrotte :Artisans du Monde.

Une conférence permettra d'aller plus loin dans cette découverte :

 

Art populaire au Mexique: du quotidien au sacré par Lydia Diaz

Samedi 12 janvier 2019, 15h30, Auditorium

Lydia Diaz de l'Association Rose Mexicain abordera dans cette conférence l'origine, la symbolique, l'élaboration et les usages de quelques pièces typiques de l'artisanat mexicain. Une invitation à découvrir les secrets des traditions populaires mexicaines.

Note Latine : « Une histoire de l'humanité » de Mario Delgado Aparaín

Titre original : Alivio de luto

Traduction de Bertille Hausberg

(Editions Métailié, 2000)

 

Mario Delgado Aparaín est un écrivain uruguayen né en 1949 qui a publié des livres de nouvelles et des romans. C'est un merveilleux conteur dont les récits captivent par leur tendresse et leur humour. Il est, comme García Márquez, Álvaro Mutis, Luis Sepúlveda ou Antonio Skármeta, de ces auteurs qui touchent par leur humanité. Mario Delgado Aparaín a d'ailleurs écrit un livre en collaboration avec Luis Sepúlveda, Les pires contes des frères Grimm, paru chez Métailié en 2005.

Une histoire de l'humanité a pour cadre le village de Mosquitos où vivent Mercedita et sa grand-mère. Le père de Mercedita, Milo Striga, est emprisonné par la dictature. Sa mère est partie refaire sa vie au Texas. Dans le village, tout le monde prédit à la fillette un destin désastreux. D'ailleurs, une malédiction semble peser sur les Striga. Un ami de son père, Esnal, va alors prendre à cœur de réhabiliter les Striga en les mettant en scène dans un récit tout personnel de l'histoire de l'humanité.

 

« Quand le guerrier Milo Striga en était à sa cinquième année de prison pour avoir conspiré contre les militaires du coup d’État, il y avait belle lurette que sa femme avait connu l'amour et s'en était allée avec un vendeur prospère de livres sur l'agriculture et l'élevage, un homme charmant qu'elle avait connu en se promenant dans les champs d'orge, aux alentours de Mosquitos.

On savait qu'en un seul week-end de ces temps anciens, l'inconnu avait réussi à la séduire en lui parlant longuement de la vie fascinante du lombric californien, ce qui aurait suffi à la convaincre qu'il existait encore, dans le vaste monde, des attraits inconnus, des lieux excitants et à l'écart de cette lutte épuisante contre l'impérialisme, cause de tant de malheur pendant ses années de vie commune avec Milo Striga.

Ils étaient ensuite partis vivre à San Antonio, Texas.

Mais, avant d'abandonner Mosquitos avec sa valise en carton marron et sa petite bouche palpitante comme un as de cœur, la femme avait laissé sa fille Mercedita chez la grand-mère Juliana, la mère de Milo, comptant sur la vieille dame pour faire de la fillette une femme libre, une lionne capable d'esquiver seule les coups inéluctables, comme l'aurait souhaité son père s'il s'était trouvé là pour le lui dire. »

Note Latine : “Les armées » d'Evelio Rosero

Titre original : Los Ejércitos

Traduction de François Gaudry

( Éditions Métailié, 2008)

 

Né en 1958, Evelio Rosero s'est fait connaître avec son roman Les soldats (Los soldados) qui lui vaut, en 2003, le prix national de littérature dans son pays, la Colombie. Son œuvre comprend des récits courts, des poèmes, des textes pour le théâtre...Trois de ses romans peuvent se lire en français : Les armées, Le carnaval des innocents et, paru l'année dernière aux éditions Métailié, Juliana les regarde.

Les armées, paru en espagnol en 2006, est un roman qui nous plonge dans le climat de violence qui frappe son pays depuis des décennies en montrant l'irruption de la guerre dans le quotidien d'une bourgade. Ce roman donne toute la mesure de l'atrocité absurde de ce conflit à travers les péripéties et le regard de son personnage principal : un vieil instituteur qui perd peu à peu ses repères, un vieil homme qui voit peu à peu la vie et la mort se confondre.

Note Latine : « Sa majesté des Indiens » de Moacyr Scliar

Titre original : A majestade do Xingu

Traduction de Séverine Rosset

(Albin Michel, 1998)

 

Moacyr Scliar (1937-2011) est un écrivain brésilien dont les parents furent des migrants juifs de Bessarabie, alors située en Russie. Son œuvre mentionne souvent l'histoire de la diaspora juive au Brésil comme dans ce roman où le personnage principal, le narrateur, est un modeste commerçant juif de São Paulo arrivé enfant au Brésil avec ses parents qui fuyaient les pogroms de Russie. Le roman est un long monologue de cet homme qui, à la fin de sa vie, évoque pour le médecin qui le soigne, la figure de Noel Nutels qui fut son inoubliable compagnon de voyage dans le bateau qui les conduisait au Brésil. Le narrateur s'avère un extraordinaire fabulateur qui donne à cet ami d'enfance, dont il n'a pu suivre le destin que de loin, la place d'un double idéalisé qui a éclairé sa propre vie. Son histoire, celle de Noel se mêlent à celle de la Russie et du Brésil selon des connexions farfelues, cocasses et poétiques qui montrent l'art du conteur que fut Moacyr Scliar.

Note Latine : « Le livre des êtres imaginaires » de Jorge Luis Borges

Avec la collaboration de Margarita Guerrero

Titre original : El libro des los seres imaginarios

Traduit par Françoise Rosset, Gonzalo Estrada et Yves Péneau

(René Julliard, 1963 ; Gallimard, 1987)

 

Dans ce livre, paru une première fois en 1957 sous le titre Manual de zoología fantástica, le maître argentin dresse un bestiaire des êtres fabuleux de la mythologie, du folklore et de la littérature. Il puise, souvent avec malice, aux sources les plus anciennes de l'Inde, de l’Égypte, de la Grèce... Il revient sur les textes sacrés des grandes religions du monde. Il nous plonge dans la science imaginative de l'Antiquité, du Moyen-Âge ou de l'époque moderne, cite les témoignages d'Hérodote ou de Marco Polo, reprend les travaux de Walter Scott...Ou, encore, nous livre quelques pages choisies de Kafka, de Poe, de C.S. Lewis...

Borges souligne les métamorphoses de nombre de ces personnages fantastiques au fil du temps et des civilisations, compare les dragons d'Occident et ceux d'Orient, s'amuse à suivre l'évolution des théories qui attestent de l'existence de tel ou tel animal fabuleux, s'arrête sur l'insolite d'une créature...Un livre merveilleux qui est une véritable anthologie de l'imagination.

 

 

Le singe de l'encre

 

Cet animal abonde dans les régions du nord, il a quatre ou cinq pouces de long ; il est doué d'un instinct curieux ; ses yeux sont comme des cornalines, et son poil est noir de jais, soyeux et flexible, suave comme un oreiller. Il est très amateur d'encre de Chine, et quand quelqu'un écrit, il s'assied, une main sur l'autre et les jambes croisées, en attendant qu'il finisse puis il boit le reste de l'encre. Après il revient s'asseoir à croupetons, et il reste tranquille.

 

Wang A-Hai (1791)

 

Note Latine : « Le lieu perdu » de Norma Huidobro

Titre original : El lugar perdido

Traduction de Dominique Lepreux

(Editions Liana Levi, 2007)

 

L'Argentine Norma Huidobro, née en 1949, est une auteur jeunesse reconnue. Le lieu perdu, publié en espagnol en 2007, est son premier roman. Elle y met en scène un drame qui se déroule lors de la dernière dictature. Dans un village du nord du pays, Marita attend des nouvelles de Matilde qui est partie à Buenos Aires. Arrive alors un homme qui, sous prétexte de retrouver Matilde qui a disparu, vient interroger Marita. Un roman à l'écriture envoûtante qui, partant de la rêverie et de la poésie, raconte une histoire d'amour, de douleur, de courage tout à la fois intime et collective.

Programme Animation Nov-Déc 2018

Club de lectores

Mardi 13 novembre 2018, 10h30, Espace América

Científicos literarios

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Cine du jeudi

Jeudi 15 novembre 2018, 15h30, Auditorium

Un passeport hongrois de Sandra Kogut (V.O.S.T., 60min.)

La cinéaste brésilienne Sandra Kogut rend compte de ses démarches pour récupérer la nationalité hongroise dont ses grands-parents ont été déchus en 1937, lors de la montée du Nazisme. Une démarche qui interroge les notions de frontière, d'identité culturelle et de mémoire historique.

 

Parcours documentaire

De décembre 2018 à février 2019, Espace América

Artisanat d'Amérique Latine

L'Espace América publie un bulletin documentaire trimestriel qui invite à une exploration thématique des collections : Chronique de l'AME. Le bulletin se décline en cinq numéros à chaque publication. Cette invitation à découvrir la richesse de l'artisanat latino-américain sera illustrée par une exposition d'objets prêtés par la boutique associative Artisans du Monde de Biarritz.

 

Club de lectores

Mardi 11 décembre 2018, 10h30, Espace América

Antonio Skármeta

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Cine du Jeudi

Jeudi 20 décembre 2018, 15h30, Auditorium

Loin de Veracruz de Vincent Martorana (V.O.S.T., 54 min.)

Tous les ans, en décembre, 1 million de pèlerins convergent vers le sanctuaire de la Vierge de Guadalupe à Mexico. Tous les ans, depuis la fin des années 1990, 1,5 million de Mexicains tentent de franchir illégalement la frontière qui les sépare des USA. Ces deux migrations puisent aux mêmes sources : la nécessité et l’espoir.

Le film sera précédé d'un court-métrage documentaire sur une autre pratique rituelle, celle des tambours de la "santería" cubaine : Tambours sacrés de Lionel Brouet et Xavier Cantal.

 

Criminales : "La transparencia del tiempo" de Leonardo Padura

(Tusquets Editores, 2017)

Leonardo Padura es un escritor cubano, nacido en 1955, famoso por sus novelas policiacas protagonizadas por el detective Mario Conde. La primera novela de la serie se publica en 1991 y se titula Pasado perfecto.

Con ese personaje de detective melancólico y desilusionado, cada policiacade Leonardo Padura nos invita a un recorrido por la historia contemporánea de su país.

Otra vertiente de la producción literaria del autor cubano es la novela histórica de las cuales destaca El hombre que amaba a los perros, publicada en 2009, un amplio fresco histórico centrado en el asesinato de Trotsky.

La transparencia del tiempo es una novela que reune las dos vertientes de la narrativa de Leonardo Padura, la policiaca y la histórica. Seguimos otra vez los pasos de un Mario Conde desengañado por la Cuba de hoy marcada por los cambios políticos y económicos recientes y donde surgen de nuevo profundas desigualdades. De los barrios habaneros de una espantosa probreza a los lugares de moda donde el que tiene dinero puede encontrar de todo, pasando por casas privadas de un lujo insolente, Mario Conde trata de resolver el caso del robo de una estatua de una virgen negra, una pieza excepcional cuyo misterio remonta al Medioevo hispánico.

Las estatuas de vírgenes negras son una curiosidad del arte sacro cristiano. Una de las más famosas es la Morenita, patrona de Cataluña, fechada del siglo XII.

Presentes en la tradición iconográfica cristiana desde la alta Edad Media, esas representaciones vienen acompañadas de numerosas leyendas y han nutrido todo un imaginario esotérico que Leonardo Padura recupera en su novela. Es así como el propio detective Mario Conde, que manifiesta desde hace mucho su deseo de ser escritor, inventa, a partir de esa investigación para recuperar la virgen robada, la historia de esa estatua , del momento en que fue llevada por un soldado templario cuando la caída de San Juan de Acre y la pérdida del reino cristiano en Tierra Santa hasta su llegada a Cuba. Una fabulación que prolonga una tradición nacida con las cruzadas medievales pero que permite a Leonardo Padura introducir los temas ejes de esa novela que son el viaje, el tiempo y la permanencia.

Es así como esa negra estatua medieval al llegar a Cuba va ser asociada a una figura mayor de la religiosidad de la Isla : Yemaya, diosa de las aguas de la religión africana yoruba cuya identidad se confunde con la Virgen de Regla, patrona del puerto de La Habana. Yemaya es una diosa negra. Ese fenómeno sincrético entre dos tradiciones religiosas es un elemento fundamental del proceso cultural que se dió por toda América durante el periodo colonial. La patrona de Brasil es así una virgen negra nombrada la Aparecida. La patrona de México, la Virgen de Guadalupe, es una virgen mestiza.

Según Sophie Cassagnes-Brouquet a quién se debe un estudio titulado Vierges noires (Editions du Rouergue, 2000), él mayor número de las más antiguas vírgenes negras se encuentra en Francia, sobre todo en la zona de Auvernia donde estan ligadas con la aparición de estatuas de bulto redondo denomidadas de tipo Virgen-trono, es decir sentadas en un trono y presentando el niño Jesus al creyente. De un tamaño pequeño, las más altas no pasan de 80 y algo centímetros, se usaban para las procesiones y servían a menudo de relicarios. Esas representaciones parecen haberse ennegrecido con el tiempo y, como su fama de milagrosas era grande, otras vírgenes fueron pintadas de color oscuro para copiarlas. Las vírgenes primitivas de Auvernia son todas de un marcado hieratismo muy lejano de la imagen de la virgen tierna, maternal, humana a la cual estamos acostumbrados. Vienen acompañadas de numerosas leyendas que las relacionan con creyencias muy antiguas, hasta prerromanas. Creyencias rurales ligadas al agua, a la tierra, al ciclo agrícolo o al ganado. De hecho, muchas están ubicadas en capillas aísladas o en zona rurales pocas habitadas lo cual, las salvó de la destrucciones que marcaron las guerras de religiones  o la Revolución francesa pero que obviamente facilitó el robo de numerosa piezas para colecciones privadas esas últimas décadas.

PARA SABER MÁS SOBRE LAS VÍRGENES NEGRAS