Horaires

mardi - mercredi - vendredi - samedi

de 10h à 18h (en continu)

Le jeudi

  • de 14h à 18h du 1er octobre au 31 mars
  • de 14h à 20h du 1er avril au 30 septembre

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Espace América

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Un centre documentaire sur les Arts et les Cultures de l’Amérique Latine.

 

Littérature contemporaine (en espagnol et en français)

Films de fiction ou documentaires 

Musique 

Livres d’art contemporain (en espagnol)

Cartes, revues ...

 

Trois publications permettent de découvrir ce fonds exceptionnel :

 

Note Latine, publiée sur le site de la médiathèque propose des notes de lecture sur la littérature latino-américaine traduite en français (Cliquer ici pour les archives). 

 

Criminales, publiée sur le site de la médiathèque propose des notes de lecture sur la collection "crimen y literatura" du fonds América. (Cliquer ici pour les archives).

 

Chronique de l'Ame, bulletin documentaire trimestriel qui propose des parcours de découverte du fonds América, à consulter sur place et à emporter si on le souhaite. (Cliquer ici pour les archives).

 

Tout au long de l'année des animations, en entrée libre, sont organisées pour connaître la richesse culturelle de l'Amérique Latine : club de lectores, projections, cycle cinéma  Doc Latino en été, exposition, rencontres...

L'Espace América est à la disposition des enseignants pour toute activité pédagogique.

Emprunts avec la carte d’adhérent à la médiathèque. Prêt inter-bibliothèques.

 

Programme Animations América Mars-Avril 2019

ATTENTION : Le Club de lectores est déplacé au jeudi matin. La médiathèque étant fermée au public le jeudi matin, l'accès se fera côté jardin en sonnant à la porte en bois.

 

Parcours documentaire

De mars à mai 2019, Espace América

Récits de bandits

L'Espace América publie un bulletin documentaire trimestriel qui invite à une exploration thématique des collections : Chronique de l'AME. Le bulletin se décline en cinq numéros à chaque publication. Le bulletin et les documents qu'il présente sont disponibles à l'Espace América. Pour cette édition, nous nous intéressons à la figure du bandit dans la littérature et le cinéma d'Amérique latine.

 

Club de lectores

Jeudi 7 mars 2019, 10h30, Espace América

Guerra

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Cine du jeudi

Jeudi 22 mars 2019, 15h30, Auditorium

Antonio, lindo Antonio d’Ana Maria Gomes(V.O.S.T., 42 min.)

La réalisatrice propose une enquête filmique sur son oncle parti au Brésil il y a cinquante ans pour ne plus jamais revenir. Cet exilé portugais a laissé derrière lui une vie de berger pour s'installer à Rio de Janeiro. Au Portugal, sa famille spécule sur son existence et évoque le souvenir d'un artiste insouciant qui a brûlé la vie par les deux bouts.

 

Club de lectores

Jeudi 4 avril 2019, 10h30, Espace América

Novela de aventuras

Une fois par mois, un club de lecture en espagnol pour découvrir la littérature latino-américaine. Un thème et la bibliographie qui l'accompagne sont à votre disposition à l'Espace América.

 

Note Latine : "Les lances rouges" d'Arturo Uslar Pietri

Titre original : Las lanzas coloradas

Traduit par Jean Cassou

(Le Serpent à Plumes, 1999)

 

Arturo Uslar Pietri (1906-2001) est une des grandes figures intellectuelles du Venezuela. Il a obtenu pour son œuvre littéraire de nombreuses récompenses : Prix Princesse des Asturies et prix Cervantes en Espagne, prix Maria Moors Cabot aux États-Unis.

Publié en 1931, ce roman est un des chefs-d’œuvres de la littérature vénézuélienne. Centré sur la geste indépendantiste de ce pays au début du XIXe siècle, il propose un récit qui met en avant la violence de la guerre. Ici, des héros mais surtout des personnages emportés par la tourmente de l'histoire : Fernando, grand propriétaire terrien au caractère hésitant qui se laisse séduire par les idéaux des lumières ; Sa sœur Inès, demoiselle provinciale et romanesque qui sombrera dans l'horreur ; Presentacion Campos, le contremaître, qui voit dans ce conflit l'occasion de laisser libre cours à sa force virile... Une fresque historique, cruelle et épique d'une époque où la mort moissonnait les vies. 

 

"De nouveau l'attaque se concentre sur la ville. Les pelotons de cavalerie entrent plus violemment dans les rues, mais la fusillade des maisons les moissonne. Presentacion Campos fait sauter sa bête d'un côté et d'autre comme dans un exercice de voltige. Quand sa course atteint une vitesse vertigineuse, il assène son arme sur la première ombre qui passe, et son bras de fer résiste au formidable rejet en arrière du corps traversé par la lance. Dans le mélange gris que, vu de sa course, font les hommes, parfois, intégralement claire comme un éclair, brille sur lui une lance : mais il saute de côté ou arrête net sa monture, telle une vague contre une pierre, et le coup de lance le frise. Il sent une plénitude de vie comme il n'en a jamais éprouvée. Tressés entre eux, comme les doigts sur la hampe, tressés, étranglant la chair, ses nerfs vibrent. Vital, nerveux, enragé, il attaque. Entre ses jambes, l'animal est couvert d'écume et de sang, le bras et la poitrine sont rouges, le sang coagulé fait glisser la main sur le bois.

Note Latine : "Le verger de mon aimée" d'Alfredo Bryce-Echenique

Titre original : El huerto de mi amada

Traduit par Jean-Marie Saint-Lu

(Métailié, 2002)

Alfredo Bryce-Echnique (Lima, 1939) est un des écrivains contemporains incontournables de la littérature d'Amérique Latine. En 1970, il publie Un mundo para Julius, un des romans majeurs de la littérature péruvienne où il dresse un portrait critique de la haute société de son pays à travers le regard d'un enfant. Dans Le verger de mon aimée, on retrouve la thématique de ce roman : Le très jeune Carlitos Alegre, personnage candide, enthousiaste et très distrait, s'éprend d'une belle trentenaire fortunée qui fait fantasmer tous les hommes de la bonne société de Lima. Comme Carlitos n'est pas majeur, cet amour fait scandale mais les amants vont trouver refuge dans une propriété de campagne de la belle. Un roman burlesque qui dépeint, entre caricature et humanité, la capitale péruvienne des années 1950 : le monde de l'oligarchie, ceux qui veulent y entrer, la naïveté de l'amoureux, l'esprit provincial et étriqué...Ce roman a reçu en 2002, le prix Planeta.

"Carlitos courut téléphoner à Natalia, il lui dit à quel point sa grand-mère était belle, morte comme elle l'était maintenant, il lui dit qu'il passerait la nuit à la veiller, qu'il venait de rester un long moment avec elle, pour se mettre au courant, et que maintenant il allait en profiter pour passer aussi un moment avec ses sœurs avant de descendre à l'office comme quelqu'un qui va chercher quelque chose dans le réfrigérateur, un Coca-Cola, par exemple, au moment où Victor et Miguel et les autres employés de la maison s'y retrouveraient, et, depuis qu'il était enfant, débutait alors la grande conversation et tout ça. Et demain au cimetière, oui, au Presbitero Maestro, oui, et de là je jure sur ce que j'ai de plus sacré, Natalia, que je rentre au "Verger de mon aimée". Tu as bien entendu? Tu me crois, n'est-ce pas? Comment...? Mais oui. Du moins grand-mère Isabel est totalement pour, et il y a un instant à peine elle m'a demandé si je ne t'avais pas emmenée..."

Note Latine : "Des oiseaux plein la bouche" de Samanta Schweblin

Titre original : Pájaros en la boca

Traduction de Isabelle Gugnon

(Éditions du Seuil, 2013)

 

L'Argentine Samanta Schweblin est une des révélations de la littérature latino-américaine actuelle et ce recueil de nouvelles a obtenu le prix Casas de América en 2008. On y découvre des récits absurdes qui évoquent les mauvais rêves, des phrases arbitraires qui s'imposent au poète et amorcent un récit, des échos de parabole. D'une écriture précise et limpide, Samanta Schweblin nous entraîne certainement dans son univers étrange. 

 

"En se tournant vers la route, Felicidad comprend son destin. Il ne l'a pas attendue et, comme si le passé était palpable, elle croit distinguer au loin le faible reflet rouge des feux arrière de la voiture. Dans l'obscurité plane de la campagne, il n'y a que de la désillusion et une robe de mariée.

Assise sur une pierre près de la porte des toilettes, elle en arrive à la conclusion qu'elle n'aurait pas dû traîner, qu'il aurait mieux valu qu'elle se presse davantage. Elle trouve bizarre d'être là, à faire tomber les petits grains de riz accrochés aux broderies de sa robe, en rase campagne, sans autre perspective que les champs, la route et, au bord de la route, des toilettes pour femmes."

Note Latine : "Mongolia" de Bernardo Carvalho

Titre original : Mongólia

Traduction de Geneviève Leibrich

(Éditions Métailié, 2004)

 

Le Brésilien Bernardo Carvalho propose dans ce livre, comme dans son roman Neuf nuits, une nouvelle variation sur la difficulté à rendre compte de la réalité. Ici, pour ce faire, il choisit de démultiplier les narrateurs : un photographe disparu lors d'un voyage en Mongolie qui prend des notes; un diplomate, nommé l'Occidental, qui part à la recherche du photographe en s'inspirant des journaux laissés par le disparu; et, enfin, un dernier lecteur qui revient sur l'ensemble de ces deux itinéraires à partir des carnets du diplomate. Ce roman est un fabuleux récit de voyage à trois voix dont le cœur est le mystère et l’étrangeté.

 

"De retour à l'hôtel au milieu de l'après-midi, l'Occidental a commencé à lire le deuxième journal donné par Purevbaatar. En haut de la première page, inscrit en lettres d'imprimerie, figurait un nom : Narkhajid. C'était comme un titre qui avait été rajouté dans l'espace exigu au-dessus de la première ligne et qui donnait rétrospectivement un sens à tout le reste. Le journal commençait quelques jours avant le prétendu embarquement raté du jeune homme pour Pékin. Burru Nomton. Il était revenu à Ulaanbaatar après son voyage avec Ganbold qui l'avait mené de Khövsgöl au désert de Gobi. En principe c'était ses derniers jours en Mongolie et rien n'indiquait qu'il ait l'intention de rester ni de prolonger son séjour. Curieusement, il n'avait pas encore été pris de l'impulsion inexplicable d'entreprendre une nouvelle expédition, cette fois dans l'ouest du pays. Il était prêt à partir. Il s'était acquitté de sa mission pour la revue de voyage, jusqu'au moment où Ganbold lui a proposé inopinément de visiter un temple de religieuses bouddhistes. Alors, d'un instant à l'autre, il a changé d'idée et il a déclaré qu'il lui fallait absolument aller dans les monts Altaï avant de quitter la Mongolie."

Note Latine : « Le Bison de la nuit » de Guillermo Arriaga

 

Titre original : El búfalo de la noche

Traduction de François Gaudry

(Éditions Phébus, 2005)

Paru en 1999, El búfalo de la noche est le troisième roman de cet auteur de romans noirs qui travaille aussi dans le domaine cinématographique. Le livre a été adapté au cinéma, sous le même titre, en 2007, par Jorge Hernández Aldana.

Un roman qui repose sur le jeu de la subjectivité parce que le personnage principal est le narrateur : Manuel dont le meilleur ami, Gregorio, devenu fou, vient de suicider. Raconté par Manuel, Gregorio se révèle un personnage inquiétant qui, même après sa disparition, continue d'exercer son emprise sur ceux qui l'ont aimé et les entraîne à leur tour vers la folie et vers la mort.

 

"J'ai décidé d'aller voir Gregorio un samedi après-midi, trois semaines après sa sortie de l'hôpital. Il ne m'a pas été facile de m'y résoudre. J'y avais réfléchi pendant des mois. Je redoutais ces retrouvailles comme on redoute une embuscade. Et cet après-midi-là, j'ai longuement hésité dans la rue avant d'oser frapper à sa porte. Quand enfin je l'ai fait j'étais nerveux, inquiet et – pourquoi ne pas le dire – j'avais un peu peur."

Criminales : Figura del bandido

El bandido en América latina aparece con denominaciones diversas según los países y según su tipología : bandolero, delincuente, canalla, ladrón, malandrín, rufián...cuatrero si roba caballos; maleante o malevo en Argentina, cangaceiro en Brasil. Esa variedad atestigua del lugar singular que ocupa en el imaginario hispanoamericano.

 

El bandido, primero, es una figura del folclore. Así es que en la tradición oral de Guatemala, de México o de Chile, encontramos un personaje heredado de la novela picaresca española : Pedro Urdemales. Un personaje que tiene su equivalente en El Salvador -Pedro Ardimales - en Puerto Rico - Pedro Animala - en Brasil - Pedro Malasartes...Listo y burlón, ataca a los ricos, a los potentes y a los que representan el orden. Alimenta la expresión popular del sentimiento de injusticia e invita a la libertad.

 

Es así como encontramos dentro de los símbolos identitarios de la naciones latinoamericanas personajes que representan la libertad y que se encuentran a menudo en los límites de la legalidad. El gaucho argentino es uno de ellos. Esos hombres libres simbolizan, por otra parte, la valentía varonil, como lo hacen también los héroes rurales de los corridos y rancheras mexicanos ; un aspecto del bandido que resalta y que se encuentra en otro personaje fundador de la identitad argentina : el malevo del tango.

 

Por supuesto podemos añadir a esas figuras tradicionales otras variedades de bandido – el pirata o el mafioso – que conllevan también todo un imaginario. La producción artística reciente sigue recurriendo a esos tipos para prolongarlos o desvíarlos como lo hace el argentino Roberto Payró cuando recupera el motivo picaresco de la canalla simpática en su novela Chamijo que se desarrolla en la América colonial.

Leonardo Oyola elige como título Chamamé, un género musical tradicional argentino, para el relato del enfrentamiento de dos bandidos contemporáneos. Por su lado, Ricardo Piglia con su novela Plata Quemada, vuelve sobre la historia de amor y de muerte de una pareja real de gángsteres.

Otras obras se abocan a ubicar la figura del bandido en la dimensión mítica que logró como la novela de Miguel Littin, El bandido de los ojos transparente o la de Yuri Herrera, Trabajos del Reino, en el cual un cantor de corridos celebra las hazañas de un jefe mafioso como se evocan los trabajos de los héroes.

 

Pero, el bandido es también un producto social determinado. Se mueve en espacios marginales cuyos códigos vienen marcados por la transgresión.

 

El malevo, por ejemplo, es producto del arrabal, un barrio pobre de Buenos Aires en el cual, a finales del siglo XIX, se amontonan los migrantes del éxodo rural y los inmigrantes europeos. Numerosos tangos le dan la palabra : Pucherito de gallina, Canchero, Malevaje...Así vemos que la figura del bandido se ubica también en un contexto social preciso que su mera existencia denuncia. Más allá de la libertad, el bandido propone una rebelión frente a un orden injusto. Es así por lo menos que los cangaceiros de Brasil pasaron a la posteridad.

 

La violencia ilegal responde a la violencia social institucional ejercida sobre la marginalidad. Es lo que muestra la novela de Osvaldo Aguirre, La deriva, cuyo personaje principal evoluciona dentro de dos espacios que se enfrentan : como periodista trabaja en relación con la policía pero investiga en el medio de los pequeños traficantes y de los drogadictos. Entre los discursos contradictorios llevados por esos espacios sociales opuestos, tendrá que eligir un bando.

 

En la historia de la literatura latinoamericana, el relato de la marginalidad y de la delincuencia resulta portadora de denuncia social. Uno de los libros claves que ilustra esa relación es la novela de Argentino Roberto Arlt, editado en 1926, El juguete rabioso. Una novela que cuenta la lucha inútil de una adolescente, Silvio Astier Drodman, para escapar de la miseria y de la humiliación que produce. Su sociedad secreta de delincuentes no desemboca en nada. El afirmarse sólo lleva a la abyección.

Otra obra importante es Hijo de ladrón del Chileno Manuel Rojas, publicada en 1951, una de las primeras en permitir la entrada en la literatura de la palabra del delincuente. En esa novela, un hombre salido de la cárcel vuelve sobre su infancia y su adolescencia. Permite también la expresión de las ideas del anarquismo político.

 

Si miramos la producción literaria reciente del género negro, notamos que ese enfoque social sigue vigente. La novela Siete maneras de matar a un gato de Matías Néspolo cuenta las desventuras de dos amigos y tiene como trasfondo la crisis económica argentina. La novela de Fernando Vallejo La Vírgen de los Sicarios pone en escena un sicario, una asesino reclutado por la mafia colombiana dentro de los menores provenientes de los barrios los más pobres.

 

El delincuente suele resultar a la vez víctima y protagonista de la violencia. Figura ambivalente, negativa y positiva, se entiende mejor por que constituye un arquetipo potente que sigue inspirando libros, películas o canciones.

 

Entre libertad y rebelión, el bandido del espacio rural es una figura importante del imaginario popular de las naciones americanas.

 

La más antigua de esas figuras es probablemente el gaucho de la pampa argentina e uruguaya. Cantado por la poesía popular, la de los payadores, trobadores de esa región del mundo, el gaucho es portador de los valores de libertad y de valentía varonil. Nómadas de vida precaria, los gauchos fueron explotados por los terratenientes, alistados por fuerza en los combates independentistas, usados por el gobierno en las guerras intestinas que siguen la independencia y para la conquista del territorio del pueblo mapuche que todavía resiste a finales del siglo XIX. Es en ese período que aparece la literatura gauchesca que va a contribuír a hacer del gaucho un mito fundador de las nuevas naciones del Cono Sur. Una de las obras populares de ese género fue Juan Moreira d’Eduardo Gutierrez, publicado por entregas en 1880.

El gaucho aparece en tres obras fundamentales de la literatura argentina : Facundo de Domingo Faustino Sarmiento, Martin Fierro de José Hernández y Don Segundo Sombra de Ricardo Güiraldès.

Facundo, escrito en 1845, presenta la vida de Juan Facundo Quiroga, jefe militar y político gaucho del Partido Federalista de las guerras civiles argentinas que menoscaban el país durante las décadas 1820 y 1830. Este libro, verdadero panfleto en contra del dictador Rosas, pinta el tipo del caudillo y desarrolla una teoría de la cultura latinoaméricana que tendrá un gran éxito: la oposición entre civilización y barbarie es el conflicto central de esta cultura. El gaucho representa el tipo mismo del bárbaro.

Martín Fierro es un largo poema épico compuesto en 1872 en el cual el gaucho Martín Fierro cuenta su historia y las injusticias que padeció : Reclutado por fuerza en las tropas encargadas de pacificar la pampa arrasada por las incursiones indígenas, Martín Fierro tiene que dejar su hogar. Al volver, años más tarde, encuentra su rancho destruído y su familia dispersa. Vive entonces solitario, se pelea a duelo con cuchillo, mata y, para escapar de la policía, encuentra refugio entre los Indios insumisos.

Don Segundo Sombra esta fechado de 1926, una época en la cual el gaucho y su modo de vida estan desapareciendo. En esta obra el gaucho es valiente y honrado y el autor canta la libertad, la grandeza de la naturaleza y del hombre.

 

El bandido del espacio rural debe también contextualizarse dentro de las luchas territoriales que marcaron la historia colonial del continente. Así de Brasil donde el orígen de los famosos cangaceiros remonta al principio de la instalación de los colonos en el Sertão : se trataba de bandas armadas mercenarias de los poderes locales que se disputaban el control del territorio. A partir de 1900, esos bandidos actuan por cuenta propia y combaten el orden representado por la policía y el ejército, aparecen como justicieros. Uno de los más conocidos, Lampião (1897-1938), va a contribuír a dar una imágen positiva de este tipo de bandido primero trabajando su imágen mediática, segundo porque, en los años 1930, Brasil está gobernado por un régimen autoritario. Entonces, la vida libre de los cangaceiros suena revolucionaria para el público. Es esa imágen que recupera Glauber Rocha en su película Antonio Das Mortes, realizada en 1969, cuando Brasil está de nuevo bajo régimen dictatorial.



Para concluír, el bandido del espacio rural cantado en la poesía popular, a veces hasta con devoción, tiene que ser relacionado también con la organización misma de ese espacio rural en la mayoría de los territorios latinoamericanos : las haciendas. Heredadas del periodo colonial, las grandes propiedades agriaras concentran el poder económico y político en manos de un grupo dominante y limita los trabajadores agrícolas, que sean jornaleros o rancheros, a un rango muy inferior. Un reparto fuente de numerosas revueltas...Sobre todo que al problema de la desigualdad económica se añade la desigualdad racial. Los grandes terratenientes proceden de la casta de los conquistadores, los obreros agrícolas de las poblaciones vencidas. Así es que el Peruano Manuel Scoza dedicó un ciclo narrativo épico, La Guerra Silenciosa, a las luchas emprendidas por los campesinos indígenas del Altiplano para recuperar sus tierras, arrebatadas durante siglos por los grandes terratenientes. El cuarto tomo del ciclo, Cantar de Agapito Robles, cuenta el combate dirigido, en nombre su comunidad, por Agapito Robles con el fin de recuperar la hacienda de Huarautambo que está en mano del juez Francisco Montenegro...

 

Víctima y protagonista de la violencia, el bandido ilustra y denuncia las disfunciones de la sociedad en la cual vive. Su figura invita a reflexionar sobre el orígen del mal.

 

La herencia de la Historia puede ser causa de la violencia. Es ese tema que encontramos en la novela Las Islas de Carlos Gamerro : Felipe Félix, un hacker, ex-combatante de las Malvinas, está convocado por un siniestro multimillionario cuyo hijo ha asesinado a un hombre. Los nombres de los testigos del crimen figuran en los archivos de los servicios secretos argentinos. Investigando, Felipe descubre que la Guerra de Malvinas todavía no ha acabado...La novela de Martín Caparrós, A quién corresponda, trata también del peso del pasado en los crímenes actuales : en un pueblo argentino, un cura es encontrado apuñalado...una historia que vuelve sobre la complicidad de la Iglesia y de la dictadura.

 

Por fín, si hay un tema muy presente en los libros y las películas contemporáneas es el de la corrupción. En 2009, Carlos Fuentes publica una novela que cuenta la alianza entre un jefe de seguridad con criminales para obtener los favores de la opinión pública : Adán en Edén. La película O invasor de Beto Brant, adaptada de la novela homónima de Marçal Aquino, cuenta la historia de dos socios que deciden contratar a un asesino a sueldo para deshacerse del accionista principal de su sociedad.

La impunidad de la cual pueden beneficiarse las prácticas criminales es el tema de la novela Cualquier forma de morir del Salvadoreño Rafael Menjívar Ochoa, una novela donde se ven narcotraficantes tomando vacaciones en una cárcel y organizando una serie de suicidios.

 

Es sobre todo a la responsabilidad que llaman numerosas obras como lo hace la novela del argentino Leopoldo Brizuela, Una misma noche, que investiga a la vez uno mismo y el crimen organizado apuntando la responsabilidad de los ciudadanos frente a la violencia del poder.

 

El bandido es una figura ambivalente, negativa y positiva. Una figura de la cual muchos creadores se empeñan en mostrar la humanidad.

 

Así de la novela Lanús de Sergio Olguín que pone en escena su alter ego literario y nos submerge en la realidad de su barrio de infancia, de sus habitantes y de sus historias. Así también de la película de Adrian Caetano, Un oso rojo, en la cual se presenta un hombre tierno y bruto que, a penas salido de la cárcel, reanuda con su carrera criminal para tratar de conquistar de nuevo su mujer y su hija.

 

La complejidad psicolólogica es otro modo para entender las actitudes transgresivas o criminales. Es ese aspecto que explora la novela de Mario Mendoza, El viaje del loco Tafur, que trata de la locura mientras el asesino cuenta su historia.

 

Existe otro espacio revelador de la complejidad del problema que constituye el criminal: el universo carcelario. Somos tributarios a Álvaro Mutis, de un conjunto de crónicas que rinde cuenta de la violencia y de la desolación de la condición carcelaria: Diario de Lecumberri. Si miramos del lado de los guiones fílmicos, encontramos Leonera de Pablo Trapero que muestra una mujer embarrazada enjaulada en una cárcel especial para jóvenes madres que no puede guardar su hijo a su lado más allá de cuatro años.

Hay que mencionar sobre todo dos películas de Héctor Babenco: Pixote et Carandiru. El segundo vuelve sobre la mayor cárcel de América Latina, la de Carandiru, a partir del testimonio de un médico, el doctor Drauzio Varella, quién llevó a cabo durante más de diez años un programa de prevención del sida con detenidos. Sobrepoblada, arruinada, la cárcel de Carandiru fue el teatro, en 1992, de un amotinamiento que fue reprimido de manera tan violenta – 111 muertos – que hizo escándalo. Pero, ya, en 1981, Hector Babenco, con su película Pixote, a Lei do Mais Fraco, denunciaba los centros correccionales para menores.

Todas esas obras cuestionan la validez del tratamiento infligido a los delincuentes.

 

 

Sobre el gaucho

Sobre Lampiȃo

Sobre la masacre de Carandiru